Antihistaminiques dans le traitement de la dermatite atopique. : Herman SM, Vender RB.
Department of Medicine, McMaster University, Hamilton, Ontario, Canada
dans J Cutan Med Surg. 2003 Nov 12
La dermatite atopique (DA) est une maladie inflammatoire de la peau excessivement difficile à traiter.
Une caractéristique importante de la DA est le prurit chronique.
Rapidement il a été suggéré que le prurit dans la DA était en partie dû à la libération d’histamine par les mastocytes.
Inversement, des études récentes ne confirment pas le rôle de l’histamine dans la pathogénie du prurit. Cependant, les traitements conventionnels continuent à inclure largement les antihistaminiques pour le prurit tenace, en effet il y a toujours une nécessité urgente d’un traitement qui diminue la sévérité du prurit chez ces patients.
– L’objectif de cette étude était de passer en revue la littérature pour prouver l’intérêt du traitement antihistaminique dans la DA.
– Méthodes :
* une recherche sur le Medline ( 1966-2202) a été réalisée pour trouver les études concernant l’utilisation des antihistaminiques dans la DA.
* Les différents items recherchés sont les suivants : dermatite atopique ; eczéma ; antihistaminiques ; azatadine ; bromphéniramine ; cétirizine ; chlorphéniramine ; clémastine ; cyclizine ; cyproheptadine ; desloratadine ; diphenydramine ; fexofenadine ; hydroxyloratadine ; meclizine ; prométhazine ; trimeprazine.
* Plusieurs références ont été recueillies à partir de ces publications.
– Résultats :
* historiquement, les antihistaminiques ont été utilisés dans le traitement de DA.
* Cependant, cette revue ne permet de conclure à une certitude sur l’utilité de ces traitements.
* Actuellement, certains antihistaminiques apportent un soulagement du prurit par sédation centrale et ils peuvent être utilisés pour traiter concomitamment des problèmes allergiques associés à la DA.
* De nouvelles études cliniques concernant l’efficacité thérapeutique des antihistaminiques , en particulier avec les nouveaux antihistaminiques non sédatifs, sont nécessaires pour élucider leur rôle dans le traitement de la DA.
– Conclusion : les dermatologues ont besoin de preuves supplémentaires concernant l’efficacité des antihistaminiques et leur mécanisme d’action dans le traitement de la DA pour améliorer la prise en charge des patients.
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