Les trophallergènes croisant avec le pollen de bouleau représentent un facteur déclenchant de manifestations allergiques chez les enfants atteints d’eczéma/dermatite atopique. : K. Breuer, A. Wulf, A. Constien, D. Tetau, A. Kapp, T. Werfel
Department of Dermatology and Allergology, Hannover Medical University, Hannover, Germany
dans Allergy 59 (9), 988-994
– Historique
- Chez les enfants présentant un syndrome d’eczéma atopique/dermatite atopique (AEDS pour atopic eczema/atopic dermatitis syndrom), l’allergie au lait de vache et à l’œuf est fréquente, mais le rôle de l’allergie alimentaire par allergie croisée avec le pollen de bouleau dans l’induction des manifestations allergiques est mal défini.
– Patients/méthodes
- Douze enfants (âge moyen 5 ans) atteints d’AEDS ont subi un test de provocation oral à des aliments présentant une réactivité croisée avec le pollen de bouleau, mais qui était consommés régulièrement.
- Nous avons également dosé les IgE totales et les IgE spécifiques dirigées contre le pollen de bouleau, Bet v 1/2 et les trophallergènes concernés.
– Résultats
- Sept des 12 enfants testés ont présenté une réaction eczémateuse immédiate et/ou retardée après ingestion d’aliments présentant des réactivités croisées avec le pollen de bouleau.
- Quatre enfants ont vu leur eczéma s’aggraver 48 heures après le test de provocation, avec une différence significative dans le SCORAD.
- En comparant les enfants ayant présenté une aggravation retardée et les enfants non-réactifs, nous n’avons observé aucune différence en ce qui concerne le taux d’IgE totales et le taux d’IgE spécifiques dirigées contre le pollen de bouleau.
– Conclusions :
- L’allergie alimentaire par allergie croisée avec le pollen de bouleau peut entraîner des manifestations allergiques chez les enfants atteints de dermatite atopique et présentant une sensibilisation au pollen de bouleau.
- Chez ces enfants, il faudrait donc effectuer des tests de provocation orale même en l’absence de signes cliniques évocateurs.
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