La cc-chimiokine éotaxine, marqueur de l’efficacité de la désensibilisation spécifique chez les patients avec une rhino-conjonctivite allergique intermittente IgE-dépendante. : K. Jahnz-Róyk, T. Targowski, E. Godzinska-Wyszogrodzka, T. Pusa Department of Internal Medicine, Pneumonology and Allergology, Central Hospital of Military School of Medicine, Warsaw, Poland dans Allergy 58 (7), 595-601.
– Introduction :
* la (DS) d’un allergène est considérée comme un traitement valable dans plusieurs pathologies allergiques ; cependant, un marqueur immunologique adapté de l’efficacité de cette méthode thérapeutique n’a pas encore été trouvé.
* La cc-chimiokine éotaxine, d’action sélective sur les éosinophiles, semble jouer un rôle important dans la physiopathologie de la réponse allergique.
– Le but de cette étude était d’évaluer l’utilité de l’éotaxine dans la surveillance de l’efficacité de la désensibilisation spécifique chez les patients avec une rhino-conjonctivite allergique IgE-médiée.
– Méthodes :
* cent vingt-deux patients avec une rhino-conjonctivite allergique saisonnière IgE-médiée aux pollens d’arbres (bouleau, n = 42 ;noisetier/aulne, n = 14) ou d’herbacées et de céréales (n = 66) ont reçu une désensibilisation spécifique (DS) de l’allergène.
* Les taux sériques d’éotaxine étaient mesurés quatre fois chez chaque patient, peu de temps avant la DS (Evaluation 0), immédiatement après le traitement (Evaluation 1), au pic de la saison pollinique (Evaluation 2) et au moins 2 semaines après la saison pollinique (Evaluation 3).
* Les taux sériques d’éotaxine étaient mesurés simultanèment chez 59 sujets sains du groupe contrôle.
* Les changements dans les taux sériques d’éotaxine étaient évalués chez groupes de sujets sains et allergiques.
* Les symptômes cliniques de la rhino-conjonctivite IgE-médiée étaient évalués et comparés avec les changements dans les concentrations sériques d’éotaxine.
– Résultats :
* les valeurs moyennes de concentrations d’éotaxine dans le sérum pendant les Evaluations 0-3 n’étaient pas différentes entre le groupe de sujets sains et le groupe de patients avec une rhino-conjonctivite IgE-dépendante (P > 0,05).
* De plus, il n’y avait pas de différences statistiquement significatives des concentrations d’éotaxine sériques entre les visites observées chez les patients recevant une immunothérapie (P > 0,05).
* Cependant, immédiatement après l’immunothérapie (Evaluation 1) la valeur moyenne de la concentration d’éotaxine dans le sérum était la plus basse et la plus proche de la concentration d’éotaxine sérique dans le groupe contrôle à la même visite.
* Aucune corrélation significative entre la valeur moyenne de la concentration d’éotaxine dans le sérum au maximum de la saison pollinique (r = 0,12, P > 0,05) ou les changements moyens des niveaux d’éotaxine entre les Evaluations 2 et 1 (r = 0,03, P > 0,05), d’une part, et le score cumulatif des symptômes et des médicaments, d’autre part, n’étaient mises en évidence.
– Conclusions : les résultats permettent de conclure que bien que l’éotaxine joue un rôle significatif dans le mécanisme de la désensibilisation spécifique (DS) d’un allergène, son taux sérique reste un pauvre indicateur de l’efficacité de la DS.
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