Insuffisance sélective de la sécrétion d’IFN-g chez les patients présentant un syndrome hyper-IgE. : R. Ito1, M. Mori1, S. Katakura1, N. Kobayashi1, T. Naruto1, Y. Osamura2, Y. Aihara1, S. Yokota1
1Department of pediatrics, Yokohama City University School of Medicine, Fukuura kanazawaku Yokohama city, Japan ; 2Department of pathology, Tokai University of Medicine, Bohseidai Isehara, Japan dans Allergy 58 (4), 329-336
– Introduction :
* le syndrome d’hyper-immunoglobulines E (IgE) est un déficit immun complexe caractérisé par une dermatite chronique eczémateuse, des infections récurrentes à staphylocoque, des pneumatocèles, un chimiotactisme réduit des neutrophiles, et une fonction cellulaire T perturbée de manière variable.
* Quoique la production d’interféron-g (IFN-g) chez les patients présentant un syndrome hyper-IgE est soulignée et impliquée dans le chimiotactisme réduit des neutrophiles, le mécanisme précis de leur production inadéquate d’IFN-g reste inconnu.
* Pour élucider la pathogénie de la production diminuée d’IFN-g chez les patients présentant un syndrome hyper-IgE, nous avons évalué la production et la sécrétion d’IFN-g in vitro par les cellules mononucléées du sang périphérique (PBMCs) de patients présentant un syndrome hyper-IgE.
– Méthodes : le chimiotactisme des neutrophiles, les taux d’ARNm de plusieurs cytokines, la production intracellulaire et la sécrétion extracellulaire d’IFN-g, d’interleukine-2 (IL-2), et d’IL-4 par les PBMCs de trois patients présentant un syndrome hyper-IgE ont été déterminés.
– Résultats :
* la transcription de l’ARNm de l’IFN-g et la production de sa protéine étaient normales.
* Cependant, il existait une insuffisance sélective de la sécrétion des molécules d’IFN-g chez les patients présentant un syndrome hyper-IgE.
* Une étude microscopique par laser confocal a clairement démontré l’accumulation intracellulaire de l’IFN-g chez les patients présentant un syndrome hyper-IgE.
– Conclusion : nous avons démontré qu’il existait une insuffisance sélective de la sécrétion des molécules d’IFN-g chez les patients présentant un syndrome hyper-IgE. Nous espérons que cette donnée pourra offrir un nouveau moyen pour comprendre cette maladie.
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