Etude nationale sur la prise en charge des rhinopathies chez les patients asthmatiques par les pneumologues français dans la pratique quotidienne. : P. Demoly1, L. Crampette2 and J.-P. Daures3 1Maladies Respiratoires, INSERM U454-IFR3, Hôpital Arnaud de Villeneuve, University of Montpellier ; 2Service d’ORL, Hôpital Gui de Chauliac, University of Montpellier ; 3Institut Universitaire de Recherche Clinique de Montpellier, University of Montpellier, Montpellier, France dans Allergy 58 (3), 233-238
– Introduction :
* des études épidémiologiques et physiopathologiques ont montré que la rhinite allergique et l’asthme apparaissent souvent associés.
* Le consensus international de l’ ARIA (Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma) récemment développé, a proposé des recommandations sur la rhinite allergique.
* Dans le cadre de ce nouveau rapport et avant sa diffusion, nous avons étudié la prise en charge des rhinopathies chez les patients asthmatiques par les pneumologues dans la pratique quotidienne.
– Méthode :
* De Mars à Juin 2000, 477 (48%) pneumologues français en pratique libérale ont participé à cette étude. Ils étaient requis d’inclure leur 5 premiers patients adultes asthmatiques.
* En plus de statistiques descriptives, des analyses univariées et multivariées ont été réalisées.
– Résultats :
* nous avons étudié 1623 patients présentant un asthme de sévérité variable (sex ratio 0,9 ; age moyen : 35 ans).
* Les pneumologues ont rapporté une rhinopathie chez 76,6% des patients, d’évolution chronique dans 91% des cas. Parmi les patients, 67,1% avaient signalé une rhinopathie.
* Le diagnostic retenu était une rhinite allergique pour 66,2% des participants et une polypose nasale dans 10,1% des cas.
* L’examen des fosses nasales avait été réalisé par les pneumologues eux-mêmes pour 56,2% des patients.
* Une imagerie des sinus avait été faite par radiographie standard chez 55,3% des patients inclus et/ou par scanner chez 17,2%.
* L’avis d’un spécialiste ORL avait été pris pour 21,6% des patients, plus fréquemment pour les patients chez lesquels le traitement médical de la rhinite avait échoué (quoique certains pneumologues adressaient systématiquement leurs patients en ORL).
– Conclusions : La forte prévalence des rhinopathies chez les patients asthmatiques nécessite que ces pathologies soient reconnues et prises en charge par les pneumologues. Ainsi, nos données confortent un des messages principaux contenus dans les nouvelles recommandations de l’ARIA, à savoir qu’une rhinite et les autres rhinopathies doivent être recherchées en routine chez les patients asthmatiques.
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