Acides gras dans le lait maternel et développement d’un eczéma atopique et d’une sensibilisation allergénique dans l’enfance. : Thijs, C., Müller, A., Rist, L., Kummeling, I., Snijders, B. E. P., Huber, M., Van Ree, R., Simões-Wüst, A. P., Dagnelie, P. C. and Van Den Brandt, P. A. (2011),
Fatty acids in breast milk and development of atopic eczema and allergic sensitisation in infancy.
dans Allergy, 66 : 58–67. doi : 10.1111/j.1398-9995.2010.02445.x
– Contexte :
- Une des explications de l’augmentation de prévalence des maladies atopiques est une suppléance périnatale relativement basse en acides gras n-3.
- Ceci ne peut cependant pas expliquer les effets protecteurs des produits laitiers entiers ou du lait maternel, à forte teneur en acides gras trans, observés dans certaines études.
- Nous avons évalué le rôle d’une suppléance périnatale en acides gras dans le développement précoce de l’eczéma atopique et de la sensibilisation allergique.
– Méthodes :
- Les acides gras, incluant les acides gras à longue chaine n-3 polyinsaturés (LCPs) ainsi que les acides gras des ruminants (acide ruménique, acide linoléique conjugué C18 :2 9-cis 11-trans ; et acide vaccénique,C18 :1 11-trans), ont été mesurés dans des échantillons de lait maternel à un mois de la naissance, chez 310 couples mère-enfant dans l’Etude de Cohorte de Naissance KOALA, aux Pays bas.
- Les enfants étaient suivis sur la survenue d’événements atopiques jusqu’à l’âge de deux ans.
– Résultats :
- Les plus fortes concentrations en LCPs n-3 ainsi que les acides gras des ruminants étaient associés à un risque inférieurs de (1) eczéma rapporté par les parents, (2) dermatite atopique (critères du groupe de travail du Royaume Uni), et (3) sensibilisation à l’âge de 1 an (telles que révélée par les taux d’IgE spécifiques pour le lait de vache, le blanc d’œuf et/ou l’arachide).
- Dans les analyses de régression logistique multivariée, les associations inverses étaient retrouvées indépendamment des LCPs n-3, entre les concentrations en acides gras de ruminants dans le lait maternel et la survenue d’évènements atopiques.
– Conclusions :
- Les résultats confirment un rôle protecteur des LCPs n-3 préformés dans le développement de maladies atopiques.
- De plus, il s’agit de la première étude sur des humains confirmant les résultats d’études animales sur les effets protecteurs des acides gras des ruminants contre le développement de manifestations atopiques.
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