Evaluation de la dépendance du taux d’oxyde nitrique exhalé et des marqueurs éosinophiliques locaux et sériques vis-à-vis de la dose de dipropionate de béclomethasone (BDP) inhalé chez des asthmatiques non-atopiques naïfs de tout traitement par les stéroides. : Negro RD, Micheletto C, Tognella S, Turco P, Rossetti A, Cantini L.
Lung Department, Hospital of Bussolengo, Verona Medical Department, Chiesi Group, Parma, Italy
dans Allergy. 2003 Oct ;58(10):1018-1022
– Le but de cette étude était d’évaluer la dépendance vis-à-vis de la dose de stéroides inhalés des changements des marqueurs de l’inflammation des voies aériennes (compte des éosinophiles et dosage de l’eosinophil cationic protein (ECP)) mesurés dans l’expectoration induite et dans le serum, de même que celui du taux d’oxyde nitrique exhalé (NO).
– Vingt patients naïfs de tout traitement par les stéroides avec un asthme non-atopique de degré faible à modéré (volume expiratoire maximal en 1 seconde (VEMS) = 70% de la valeur prédite) et avec une réponse négative aux tests standards pour l’allergie étaient sélectionnés ;
– Après 1 semaine d’inclusion, ils étaient randomisés pour recevoir un traitement d’une période de 12 semaines de dipropionate de béclomethasone (BDP) inhalé en poudre sèche donné avec l’inhalateur Pulvinal(R) (Clenil P(R), Chiesi Farmaceutici S.p.A., Parma, Italy) à deux différentes doses, 400 microg chacun (dose élevée) ou 200 microg chacun (dose faible), suivant un système en double aveugle, en groupes parallèles.
– Les données suivantes du suivi étaient évaluées en base et après 1, 6 et 12 semaines de traitement :
* VEMS (l),
* compte des éosinophiles (%) et dosage de l’eosinophil cationic protein (ECP en microg/l) mesurés dans l’expectoration induite,
* compte des éosinophiles serum (%) et dosage de l’ECP (en microg/l) mesurés dans le serum et
* NO exhalé (ppb).
– Les résultats montraient que tous les paramètres considérés s’amélioraient dans les 2 groupes :
* l’augmentation du VEMS par rapport à la valeur de base et la diminution du NO étaient significatives à tout moment dans le groupe dose élevée et seulement à la 12ème semaine pour le groupe dose faible (pas de différence significative entre les groupes),
* alors que les marqueurs d’activité éosinophilique mesurés dans l’expectoration induite présentaient une réduction plus importante dans le groupe dose élevée que dans le groupe dose faible (P<0,05 entre les groupes après 6 et 12 semaines pour le compte des éosinophiles et and après 12 semaines pour l’ECP).
* Les diminutions par rapport à la valeur de base des marqueurs mesurés dans le serum étaient plus précoces dans le groupe dose élevée, sans différences entre les groupes.
* Une tendance nette à une corrélation négative était observée entre le VEMS et l’ECP, (r = -0,72, P<0,05), entre le VEMS et compte des éosinophiles dans l’expectoration induite (r = -0,31, NS) et entre le VEMS et le NO exhalé (r = -0,38, NS) dans le groupe dose élevée seulement.
– Les résultats de cette étude démontrent que les changements de niveau d’activité éosinophilique dans les voies aériennes, mesurée dans l’expectoration induite, sont dépendants de la dose quotidienne de stéroides inhalés, et que l’évaluation locale peut ainsi être une méthode pratique et non-invasive pour surveiller l’étendue de l’inflammation des voies aériennes.
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