Impact de la fumée de tabac environnementale chez les enfants admis en unité de soins intensifs pédiatriques pour état de mal asthmatique. : Samir S, Colin Y, Thomas S.
Department of Pediatrics, University of Tennessee, Memphis, Tennessee.
dans Pediatr Pulmonol. 2010 Oct 20
– Contexte :
- La fumée de tabac environnementale (FTE) et les allergènes sont des facteurs de risque chez les enfants ayant un état de mal asthmatique (EMA) sévère
- Des études génétiques supportent le fait que l’asthme associé à la FTE est une entité inflammatoire spécifique, entraînant un nombre significatif d’admissions hospitalières et de rechutes
- En conséquence, l’évolution et le devenir des patients avec un EMA induit par une exposition à la FTE (EFTE) pourraient aussi être différents.
– Hypothèse :
- Les auteurs émettent l’hypothèse que la progression, l’évolution et le devenir des patients avec un EMA induit par une EFTE seraient pires que les patients sans EFTE.
– Méthodes :
- Les données médicales des enfants qui étaient admis à l’Unité de Soins Intensifs Pédiatriques (USIP) avec le diagnostic d’asthme, à l’hôpital pour enfants de Winnipeg, au Manitoba, sur une période de 10 ans, ont été étudiées après accord du Board local
- 220 rapports ont été revus
- Ont été extraites les données incluant les caractères démographiques, et analysée la détérioration de l’état des patients définie comme le score clinique d’asthme (SCA) entre le service des urgences et l’USIP
- La réponse au traitement a été informatisée, exprimée comme la durée du séjour dans l’USIP et dans l’hôpital
- Les facteurs de risque étaient stratifiés comme : aucun, EFTE, allergies, et EFTE avec allergies.
– Résultats :
- Il y avait 55 patients (25%) sans facteur de risque, 66 (30%) avec EFTE exclusive, 46 (21%) avec des allergies exclusives, et 53 (24%) avec les deux associées
- Il y avait une baisse de 25% de la détérioration du SCA quand les patients étaient exposés à de la FTE (p<0.05)
- Pour les patients avec ou sans allergie mais avec EFTE, à la fois le séjour en USIP et dans l’hôpital étaient de 15% plus longs (p<0.05) que ceux des patients n’étant pas exposés à la FTE
- La stratification selon le sexe et la race, en analyse multivariée, ne modifiait pas les résultats.
– Conclusion :
- Les patients avec un EMA sévère associé une EFTE se détérioraient et s’amélioraient plus lentement que les patients non exposés à la FTE.
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