De l’acarien des villes et de l’acarien des îles (le veinard...)

samedi 15 février 2003 par Dr Stéphane Guez7268 visites

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De l’acarien des villes et de l’acarien des îles (le veinard...)

De l’acarien des villes et de l’acarien des îles (le veinard...)

samedi 15 février 2003, par Dr Stéphane Guez

La mobilité des personnes complique mais également enrichit la vie de l’allergologue. Il faut connaître en effet non seulement les allergènes de son pays mais également des autres contrées d’où viennent ces patients. Le test au Blomia Tropicalis est souvent positif : par sensibilisation ou par allergie croisée ?

Réactivité cutanée aux allergènes naturels et recombinants de Blomia et Dermatophagoides parmi des patients allergiques aux acariens en Angleterre. : A. Simpson1, R. Green1, A. Custovic1, A. Woodcock1, L. K. Arruda2, M. D. Chapman2 1North-west Lung Centre, Wythenshawe Hospital, Manchester, M23 9LT, UK ; 2Asthma and Allergic Diseases Center, The University of Virginia, Charlottesville, Virginia, USA dans Allergy 58 (1), 53-56

Beaucoup d’asthmatiques dans les régions tropicales et sub-tropicales ont des tests positifs à la fois pour dermatophagoides pt et pour l’acarien blomia tropicalis. Cela peut être secondaire à une allergie croisée entre les différentes espèces d’acariens ou parce qu’il y a une sensibilisation à des allergènes spécifiques à différentes espèces.

Un allergène de Blomia tropicalis de 14 kDa, le Blo t 5, a été cloné et montre une homologie de séquence de 40% avec Der p 5.

- L’objectif de cette étude a été d’étudier la réactivité à Blomia tropicalis chez des patients connus comme sensibilisé à D ptéronyssinus, et d’évaluer l’activité allergénique et la réactivité croisée des allergènes recombinants du groupe 5 parmi ces patients qui vivent en Angleterre et ne sont donc pas exposés dans leur habitat à l’acarien B tropicalis.

- Méthodes :
* 19 patients avec asthme et/ou rhinite ont été sélectionnés sur la base des antécédents cliniques, un test cutané positif à D Pteronyssinus, et ont été comparés à des témoins contrôles non allergiques ayant des tests cutanés négatifs (n=10).
* Les réponses IgE à Blomia Tropicalis, Dermatophagoides ptéronyssnus, rDep p 5 et rBlot t 5 ont été comparées par IDR quantitative en utilisant des dilutions de 10 en 10 avec chacun des allergènes.
* Le test a été arrêté à la concentration entraînant une papule de 8,8mm à 15 minutes.
* Les IgE spécifiques à Blomia Tropicalis, D. Pteronyssinus, rDer p 5 et rBlot t 5 ont été mesurées respectivement par RAST, CAP et RIA.

- Résultats :
* Les 19 patients ont tous une positivité des PT à D Pteronyssinus à la concentration de 0.001 à 1 AU/ml, et 10 patients ont une positivité à rDer p 5 aux concentrations de 104 à 5 microg/ml.
* Les IDR positives à Blomia Tropicalis ont été observées chez 12 patients sur 19 à des concentrations de 0.002 à 2 microg/ml. Cependant, aucun des patients avaient des tests positifs pour rBlo t 5.
* Les patients témoins non allergiques avaient tous des tests cutanés aux plus fortes concentrations de tous les allergènes testés.
* Tous les patients avaient des IgE spécifiques à D Pteronyssinus, mais seulement 2 à B Tropicalis.
* Les IgE spécifiques à Der p 5 ont été trouvées chez 6 patients, mais aucun n’avaient des IgE spécifiques à Blo t 5.

- Conclusions  :
* Cette étude de patients naturellement exposés à D Pteronyssinus mais pas à Blomia Tropicalis, prouve qu’il y a bien une allergénicité croisée vis à vis d’allergènes des différentes espèces d’acariens.
* Ces résultats suggèrent que les allergènes du groupe 5 de D Pteronyssinus et de B Tropicalis sont par contre spécifiques d’une espèce.


Dans cette étude les auteurs démontrent qu’il y a bien une allergie croisée entre Blomia et Dermatophagoides Ptéronyssinus, mais que les allergènes du groupe 5 sont bien spécifiques d’espèces.

Ces résultats devraient permettre d’élaborer de nouveaux tests cutanés avec des produits plus spécifiques qui permettront réellement d’apprécier la prévalence des tests positifs à Blomia Tropicalis.

Cela devrait permettre également de disposer dans un proche avenir d’un RAST de meilleure qualité.

Cette étude montre également qu’il faut être très vigilant sur l’interprétation des tests cutanés dés lors qu’on manipule des allergènes qui sortent de l’ordinaire, et que les faits cliniques doivent dans tous les cas emporter la décision dans l’interprétation finale de la consultation allergologique.

Vos commentaires

  • Le 5 juillet à 00:39, par declomesnil En réponse à : De l’acarien des villes et de l’acarien des îles (le veinard...)

    Bonjour,

    IGE à 1935, je me gratte depuis un an je n’en peux plus que dois-je faire ????
    Je demeure à Saint-Martin (Guadeloupe) je suis soignée par des corticoides et rien ne change.
    Dans l’attente de vous lire.
    Cordialement.

    Valérie Declomesnil

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