Profil de l’IgE réactivité aux trophallergènes chez l’adulte en relation avec la sévérité de la dermatite atopique. : Heike Röckmann1*, Maartje J van Geel12, Andre C Knulst1, Jorike Huiskes1, Carla AFM Bruijnzeel-Koomen1 and Marjolein S de Bruin-Weller1
1 Department of Dermatology/Allergology, University Medical Center Utrecht, Heidelberglaan 100, G 02.124, 3584 Utrecht, CX, The Netherlands
2 Currently at Department of Dermatology, Radboud University Nijmegen Medical Center, Nijmegen, The Netherlands
dans Clinical and Translational Allergy 2014, 4:9 doi:10.1186/2045-7022-4-9
– Contexte :
- Peu de données sont disponibles sur la fréquence de l’IgE-réactivité alimentaire et l’allergie alimentaire (AA) chez les adultes atteints de dermatite atopique (DA).
– Objectif :
- Nous avons étudié le modèle d’IgE-réactivité alimentaire d’adultes atteints de DA, à l’aide d’un multiplex microarray chip system allergénique, en relation avec la sévérité de la DA.
– Méthodes :
- 211 patients adultes (seize ans minimum) ont été recrutés de façon non sélective entre janvier 2010 et juillet 2011 pour évaluation de la DA.
- La gravité de la DA a été déterminée par l’intensité thérapeutique (local contre systémique), le score cutané SASSAD et les niveaux de sTARC (mesure des chémokines).
- Le taux des IgE spécifiques ont été mesurés par ImmunoCAP ISAC microarray ®.
- L’allergie alimentaire était définie par une l’histoire convaincante confirmée par un médecin et l’IgE réactivité à l’allergène correspondant.
– Résultats :
- L’IgE réactivité alimentaire a été trouvée chez 74,4 % des patients atteints de DA, 54 % avaient des antécédents d’allergie alimentaire et 20,4 % d’IgE réactivité asymptomatique.
- Il n’y avait aucune association entre la sévérité de la DA et la fréquence de l’IgE réactivité symptomatique ou non.
- L’IgE réactivité vis-à-vis des aliments de type PR- 10 était la plus fréquente (63,5 %) et était indépendante de la gravité de la DA.
- De fait, le syndrome pollen-aliment était le plus représenté des allergies alimentaires et était également indépendante de la gravité de la DA.
- De tous les trophallergènes d’origine végétale seule l’IgE réactivité à nAra h 1
était significativement plus fréquente chez les patients atteints de dermatite atopique sévère. - Dans l’ensemble du groupe, 75 patients (35,5 %), tous atteints de DA bien sûr, avaient une IgE réactivité à un trophallergène animal.
- Le pourcentage était significativement plus élevé chez les patients atteints de DA sévère (51,4 %) par rapport aux patients atteints de dermatite atopique légère ou modérée (27,7 %).
- L’IgE réactivité aux allergènes du lait de vache, en particulier à nBos d LF (lactoferrine), était plus fréquente chez les patients atteints de DA sévère.
– Conclusion :
- La dermatite atopique est fréquemment associée à une IgE réactivité alimentaire.
- Le pourcentage d’IgE réactivité à l’encontre des trophallergènes était significativement plus élevé chez les patients de dermatite atopique grave.
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