AAAAI 2007 : San Diego - Congrès du Dr Brigitte Atlani.

mardi 27 février 2007 par Dr Brigitte Atlani2432 visites

Accueil du site > Evènements > Comptes rendus > AAAAI 2007 : San Diego - Congrès du Dr Brigitte Atlani.

AAAAI 2007 : San Diego - Congrès du Dr Brigitte Atlani.

AAAAI 2007 : San Diego - Congrès du Dr Brigitte Atlani.

mardi 27 février 2007, par Dr Brigitte Atlani

Le Dr Atlani s’est attaché à la lecture attentive des posters. Allergie médicamenteuse et désensibilisation aux hyménoptères pour le premier jour. Les jours suivant, posters sur la rhinite et la rhinosinusite.

Élucider la cause des réactions allergiques peropératoires : Corrélation entre signes cliniques, tests cutanés et taux de tryptase. : LC.H.Katelaris - Weastmead Australia

Environ 50% d’un groupe de patients ayant eu des réactions peropératoires ont des tests cutanés positifs pour un ou plusieurs allergènes.

Le plus grand nombre de réactions concernent les antibiotiques. Dans notre série, il n’y avait pas de réaction positive au latex.

Il y a une grande corrélation entre taux de tryptase sérique positif, tests cutanés positifs et histoire clinique convaincante de réaction anaphylactique peropératoire.

Anaphylaxie médicamenteuse : forme de découverte d’une mastocytose systémique.
A propos de 7 cas
 : F. Codreanu - Nancy France

Un choc anaphylactique sévère ou récurrent peut être la première présentation d’une mastocytose systémique.

Les médicaments activent les cellules mastocytaires par différentes voies et une allergie médicamenteuse IgE- dépendante peut cacher une mastocytose.

Dans toute réaction anaphylactique médicamenteuse, un dosage systématique du taux de tryptase sérique devrait être réalisé pour mettre en évidence une mastocytose systémique.

Utilisation de multiples doses d’Adrénaline dans l’anaphylaxie alimentaire de l’enfant. : K.M.Jarvinen - New York

Une deuxième dose d’adrénaline a été utilisée chez 45% des enfants traités par adrénaline pour anaphylaxie alimentaire sur le terrain.

6% seulement d’enfants ont nécessité une deuxième dose d’adrénaline pour traiter des réactions dans le cadre de tests de provocation.

Des études sont en cours pour confirmer ces données.

Les recommandations sont donc de prévoir pour chaque enfant présentant un risque d’anaphylaxie alimentaire un maximum de deux seringues d’adrénaline.

Nouvelles approches diagnostiques dans l’allergie aux venins de guêpes. : K.L.Monsalve - Lleida Espagne

Une étude a utilisé des allergènes purifiés du venin de Vespula vulgaris (Ves v 1, Ves v 2, Ves v 5), Polistes dominulus (Pol d 1, Pol d 5), Polistes annularis ( rPol a 5).

Ceci a permis de mettre en évidence des réponses différentes selon les patients, à tel ou tel allergène ; certains ont des IgE spécifiques seulement dirigées contre des A1- phospholipases ( Ves v 1, Pol d 1), d’autres contre l’antigéne 5 ( Ves v 5, Pol d 5)

L’utilisation d’extraits allergéniques purifiés de venins de différentes espèces de guêpes, le dosage d’IgE spécifiques de spécificité accrue permettent un diagnostic plus précis des patients allergiques aux piqûres de guêpe.

Sensibilisation à l’œuf via l’inhalation d’aérosol d’œuf responsable d’anaphylaxie. : J.E.Yoo - San Francisco USA

L’inhalation d’œuf par aérosol peut sensibiliser des patients à l’œuf, entraînant un nouveau développement de réactions allergiques à l’œuf, chez des patients sans antécédent d’allergie alimentaire.

Quelques cas ont été rapportés dans la littérature, essentiellement dans la boulangerie, l’industrie alimentaire et les laboratoires.

Comparaison entre extrait allergénique modifié et conventionnel pour le traitement des allergies au venin de guêpe par immunothérapie spécifique. : H.N.G.Oude Elberink - Rotterdam The Netherlands

L’immunothérapie spécifique au venin de guêpe est très efficace pour prévenir de nouvelles réactions systémiques, mais peut présenter des effets secondaires au cours de la phase d’induction.

Cette étude évalue l’efficacité d’un extrait allergénique de venin modifié (allergoïd) par le changement de la structure tridimensionnelle de la protéine, aboutissant à une réduction des liaisons IgE.

En conclusion, l’utilisation de venin modifié est moins efficace que le venin conventionnel pour prévenir les réactions systémiques chez les patients allergiques au venin de guêpe.


Prévalence des facteurs déclenchants non allergiques sur la rhinite allergique saisonnière. :
D.Shusterman/San Francisco USA

Les patients atteints de rhinite allergique rapportent plus de symptômes déclenchés par des facteurs non spécifiques que les patients sans rhinite allergique.

Les sujets âgés de plus de 35 ans réagissent le plus souvent au moins à un facteur déclenchant.

Ces facteurs comprennent l’air froid, les produits ménagers, les parfums, le tabac, l’exercice physique, l’alcool, les plats épicés, la luminosité.

L’hyperréactivité nasale non spécifique concerne donc aussi bien la rhinite non allergique que la rhinite allergique.

Rôle des prostaglandines D2 et E2 dans la rhinosinusite chronique. :
M.Okano/Osaka Japon

Cette étude suggère que l’augmentation de PGD2 et la diminution de PGE2 jouent un rôle important dans la physiopathologie de la rhinosinusite chronique, en particulier dans la formation de polypes.

D’autre part, la modification de ces taux de PG contribue au développement de la rhinosinusite chronique par le biais de l’inflammation éosinophilique.

Cytokines et Chimiokines dans le NARES et la polypose nasale. :
C.Klemens/Augsburg Allemagne

Le taux élevé des cytokines pro-inflammatoires ( IL-1b, IL-6, IFN-γ, TNF-α )dans le NARES est un indicateur du processus chronique et auto-entretenu de l’inflammation dans cette pathologie.

Alors que la migration et la maintenance des éosinophiles sont dues à l’IL-5 et l’IL-13 dans la polypose nasale, l’IL-4 joue aussi un rôle primordial dans le NARES.

A côté des facteurs chimiotactiques des éosinophiles, d’autres facteurs responsables de la migration des neutrophiles sont impliqués dans ces deux pathologies.

Le rôle des champignons dans la polypose sinusienne. :
A.M.Hofman/Poznan Pologne

Cette étude porte sur 23 cas de patients atteints de sinusite chronique, opérés de polypes sinusaux.

Des champignons ont été mis en évidence dans 87% des cas, avec principalement Penicillium Chrysogeum.

La présence de champignons semble donc être liée à l’inflammation chronique et la formation de polypes sinusaux.

Étude prospective, en double-aveugle contre placebo d’un traitement d’Itraconazole par voie orale chez des patients atteints de rhinosinusite chronique et asthme. :
E.Frigas/Rochester USA

Cette étude porte sur 8 patients atteints de rhinosinusite chronique et asthme modéré ( critères cliniques et radiologiques) suivis pendant 3 mois.

L’étude suggère qu’un traitement par voie orale d’Itraconazole peut être bénéfique dans la rhinosinusite chronique, et ne présente pas d’effets secondaires notables.

Ces conclusions demandent à être confirmées par une plus large étude.

Co-administration de Ciclesonide intra-nasal et aérosol de Fluticasone Propionate-Salmétérol dans la rhinite allergique perannuelle. :
K.Kim / Long Beach USA

Cette étude portant sur 150 patients met en évidence l’absence d’effet freinateur ajouté de la cortisone chez des patients sous Ciclesonide intra-nasal et aérosol de Fluticasone Propionate-Salmétérol par rapport à aérosol de Fluticasone Propionate-Salmétérol et placebo.

Ceci semble suggérer que le Ciclesonide peut être administré avec Fluticasone Propionate-Salmétérol avec un minimum de risque d’augmenter les effets secondaires de la cortisone.

Pharmacocinétique, sécurité et tolérance de la Fexofenadine HCL 6mg/ml chez l’enfant atteint de rhinite allergique. :
R.E.Grubbe/Atlanta USA

Une suspension orale de Fexofenadine a été mise au point pour faciliter l’administration chez des enfants âgés de 2 à 5 ans.

L’administration de 30 mg de Fexofenadine suspension chez des enfants âgés de 2 à 5 ans est comparable à 30 mg de Fexofenadine oral dans cette même tranche d’âge ou 60 mg chez des enfants âgés de 6 à 11 ans.

La suspension a été bien tolérée.

Efficacité des anti-histaminiques nouvelle génération associés aux corticoïdes nasaux chez des patients souffrant de rhinite allergique sévère et asthme associé. :
R.Mosges/Cologne Allemagne

Cette méta-analyse compare des patients recevant un anti-histaminique nouvelle génération seul et des patients recevant un anti-histaminique nouvelle génération associé à un corticoïde nasal et/ou un autre traitement , tous atteints de rhinite allergique sévère.

Il n’y a pas de différence entre ces 2 groupes, que ce soit pour les symptômes (score nasal) ou la qualité de vie.