Un test ne fait pas le diagnostic, mais il y contribue grandement.

jeudi 14 avril 2005 par Roland CARBONNEL2297 visites

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Un test ne fait pas le diagnostic, mais il y contribue grandement.

Un test ne fait pas le diagnostic, mais il y contribue grandement.

jeudi 14 avril 2005, par Roland CARBONNEL

Il est plaisant de constater qu’un éditorial est lu. À peine quelques heures après sa sortie, celui écrit par le Dr Hervé Masson bénéficie des commentaires éclairés du laboratoire Pharmacia Diagnostics, leader sur le marché de la biologie en allergologie. Merci à eux d’apporter leur pierre à cet édifice.

Oui l’approche du patient qui est suspecté d’allergie nécessite une démarche concertée entre non-spécialistes et allergologues pour éviter des conclusions hâtives et néfastes aux patients.

Nous nous efforçons de préciser, quand nous rencontrons des non-spécialistes en allergologie, que c’est la symptomatologie clinique qui peut faire évoquer une éventuelle origine allergique. Ensuite, c’est pour améliorer le diagnostic différentiel, pour diagnostiquer tôt les enfants qui sont vraiment allergiques et chercher une autre étiologie chez ceux qui ne le sont pas que les tests biologiques qualitatifs sont d’un grand bénéfice.

Nous insistons systématiquement sur le danger à prendre des mesures arbitraires sans faire un véritable bilan allergologique complet qui requiert des investigations poussées et l’avis d’un allergologue.

Nous soutenons et favorisons le rôle de chacun :

  • Les médecins généralistes et les pédiatres sont particulièrement en première ligne pour identifier et orienter les patients qui le nécessitent vers un spécialiste en allergologie et pour cela, au premier niveau, c’est la clinique et des tests de biologie qualitatifs qui sont les meilleurs recours pour agir et le faire sur des arguments rationnels.
  • Les allergologues sont en effet absolument indispensables pour construire un bilan justifié, argumenté, et permettre d’envisager la meilleure prise en charge en fonction du cas de chaque patient. L’allergologue est le seul spécialiste à savoir établir la différence entre sensibilisation et allergie, à utiliser les tests cutanés et d’autres examens complémentaires etc... et à nouveau il pourra avec bénéfice utiliser à son tour la biologie, cette fois-ci quantitative, pour établir, en rassemblant toutes les informations qu’il a collectées un diagnostic solide et en assurer un suivi.

Grâce à la clinique et à un apport concret des tests biologiques de première intention, de tests diagnostics d’orientation comme Phadiatop et Trophatop, ce sont des milliers d’enfants qui sont orientés vers les allergologues et qui évitent ainsi des traitements itératifs nombreux et inutiles qui masquent l’évolution des symptômes.

Ce sont aussi les recommandations de l’EAACI et de la campagne actuelle sur les avantages d’un diagnostic précoce de l’enfant allergique.

Ces cas réels soulignés dans l’éditorial de ce jour, qui sont incontestablement regrettables, ne sont pas le reflet de tout ce que peut apporter une biologie de qualité dans les mains de médecins bien formés.

Oui nous pensons que c’est de la responsabilité des allergologues et des biologistes de prôner une démarche clinique et biologique raisonnée et de qualité auprès de leurs confrères non-spécialistes pour le bénéfice des patients et d’une meilleure prise en charge.


La vraie démarche est d’identifier les patients qui sont allergiques au niveau de leur médecin traitant et ensuite leur permettre d’accéder à un bilan allergologique complet chez un allergologue.

Un meilleur dialogue, ouvert, constructif, entre tous les acteurs de santé impliqués dans cette cause permettra d’améliorer cette démarche pour le bien des patients.

Roland CARBONNEL

Directeur Clinique Pharmacia Diagnostics