Bébé danois, sensibilisation et dermatite atopique...

mercredi 6 décembre 2006 par Dr Geneviève DEMONET2028 visites

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Bébé danois, sensibilisation et dermatite atopique...

Bébé danois, sensibilisation et dermatite atopique...

mercredi 6 décembre 2006, par Dr Geneviève DEMONET

Une nouvelle étude épidémiologique prospective menée au Danemark sur 562 nouveau-nés s’est intéressée à la prévalence de la sensibilisation chez le nourrisson, à son association avec la survenue d’une dermatite atopique et à l’existence de facteurs de risque...

Type de sensibilisation chez le nourrisson et sa relation à la dermatite atopique : Hanne Jøhnke1, Lene Annette Norberg2, Werner Vach3, Arne Høst2 and Klaus Ejner Andersen1

Departments of 1Dermato-venereology and 2Paediatrics, Odense University Hospital, University of Southern Denmark, 3Department of Statistics, University of Southern Denmark, Odense, Denmark

dans Pediatric Allergy and Immunology 17 (8), 591-600.

- Peu d’études longitudinales utilisant des critères validés de diagnostic et de sensibilisation ont été publiées sur la dermatite atopique chez le nourrisson.
- Par ailleurs, les définitions de la maladie, les procédures de tests, l’âge de la population étudiée et l’évaluation de marqueurs objectifs varient entre les pays et les études.

- Les objectifs de cette étude prospective de cohorte étaient d’explorer :

  • (i) la prévalence, l’incidence cumulée et le type de sensibilisation alimentaire, transitoire ou persistante, et de sensibilisation aux aéro-allergènes parmi des nourrissons non sélectionnés.
  • (ii) l’association entre sensibilisation et développement d’une dermatite atopique (DA) et
  • (iii) l’association entre des facteurs de risques périnataux sélectionnés et la DA d’une part et la sensibilisation post-natale d’autre part.

- Une cohorte de 562 nouveau-nés non sélectionnés a été formée pendant un an puis a été suivie à l’âge de 3, 6, 9, 12 et 18 mois.
- A chaque étape, les nourrissons ont eu examen clinique, histamine release (HR), immunoglobulines E (IgE) totales et spécifiques et prick-tests cutanés (PTC).

- Une sensibilisation quelconque à un allergène ou plus à l’âge de 18 mois était présente chez 59%, 50% et 6% des nourrissons selon que l’on considérait l’HR, les IgE et les PTC, respectivement.
- Une sensibilisation transitoire à un allergène ou plus a été trouvée chez 47%, 42% et 4% et une sensibilisation persistante chez 17%, 10% et 3% respectivement.
- Une sensibilisation aux allergènes de l’environnement a fréquemment été observée chez le nourrisson lorsque HR et IgE étaient utilisés comme tests.
- Les résultats des PTC ont donné des fréquence beaucoup plus basses.
- La réactivité aux aliments était plus fréquente que celle aux aéro-allergènes.
- Le schéma dominant était une sensibilisation transitoire de faible niveau.

- Il est important de connaître ce fait lorsqu’on utilise des tests de sensibilisation lors de l’examen des nourrissons atteints d’eczéma cutané.
- Des caractères spécifiques de sensibilisation tels qu’une réactivité persistante, un niveau élevé de sensibilisation et une polysensibilisation ont clairement été associés avec la DA.
- Une histoire maternelle de DA s’est avéré un outil précieux pour prédire une DA précoce du nourrisson mais de façon moins évidente en ce qui concerne la sensibilisation post-natale.
- Les IgE spécifiques du cordon et une réactivité cordale HR positive ne se sont pas avérés être de meilleurs outils que les IgE totales cordales pour prédire une DA dans les 18 premiers mois de vie.


Une étude prospective de cohorte a été menée au Danemark sur 562 nouveau-nés suivis régulièrement jusqu’à l’âge de 18 mois dans le but d’évaluer la prévalence d’une sensibilisation, son association avec la survenue d’une dermatite atopique et l’existence de facteurs de risque. Examen clinique, histamine release, IgE totales et spécifiques ainsi que prick-tests cutanés ont été pratiqués à chaque étape.

Une sensibilisation aux allergènes de l’environnement a fréquemment été observée chez le nourrisson lorsque HR et IgE étaient utilisés comme tests alors que cette sensibilisation était beaucoup plus faible avec les PTC.

Une sensibilisation aux aliments était plus fréquente qu’aux aéro-allergènes avec le plus souvent une sensibilisation de faible niveau et transitoire.

Les critères associés à la DA ont été : réactivité persistante, niveau élevé de sensibilisation et polysensibilisation.

L’existence d’une DA chez la mère s’est avérée être un facteur de risque de DA chez l’enfant mais beaucoup moins de sensibilisation post-natale.

Le taux des IgE spécifiques dans le sang du cordon ne s’est pas avéré plus utile dans la prédiction de la DA que celui des IgE totales.

Une étude intéressante sur l’association entre sensibilisation et dermatite atopique.

On est surpris de la proportion considérable de tests positifs en ce qui concerne l’HR et les IgE. La lecture du résumé nous laisse sur notre faim (à quels allergènes les enfants étaient-ils sensibilisés, existait-il une réelle allergie ou une simple sensibilisation ?...).