Avant les vacances offrez à vos allergiques un bilan iodé avec papules comprises !!

vendredi 13 juillet 2012 par Dr Stéphane Guez1112 visites

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Avant les vacances offrez à vos allergiques un bilan iodé avec papules comprises !!

Avant les vacances offrez à vos allergiques un bilan iodé avec papules comprises !!

vendredi 13 juillet 2012, par Dr Stéphane Guez

Evaluation diagnostique de patients ayant une réaction d’hypersensibilité cutanée retardée aux produits de contraste iodés. : Torres MJ, Gomez F, Doña I, Rosado A, Mayorga C, Garcia I, Blanca-Lopez N, Canto G, Blanca M. 

Diagnostic evaluation of patients with nonimmediate cutaneous hypersensitivity reactions to iodinated contrast media.

dans Allergy 2012 ; DOI:10.1111/j.1398-9995.2012.02840.x.

- Introduction :

  • Les réactions d’hypersensibilité non immédiate aux produits de contraste iodés sont fréquentes.
  • Une évaluation allergologique est nécessaire pour confirmer le diagnostic et pour trouver une molécule alternative qui soit tolérée.

- Objectif de l’étude :

  • Il a été d’établir la place des tests cutanés et du test de provocation médicamenteux dans le diagnostic des réactions d’hypersensibilité non immédiate aux produits iodés.

- Matériel et Méthode :

  • Des IDR et des patch-tests avec lecture retardée ont été réalisés avec différents produits de contraste (iobitridol, iomeprol, iodixanol, iohexol, ioversol, iopramide et ioxaglate).
  • Un test de provocation en simple aveugle contre placebo a été réalisé dans les cas avec tests négatifs.
  • Dans 7 cas, une biopsie cutanée a été réalisée sur des cutanés tests positifs et lors de tests de provocations positifs.

- Résultats :

  • Parmi les 161 patients étudiés, 34 (21.1%) ont des tests cutanés positifs :
    • 21 (50%) au iomeprol,
    • 7 (16.7%) au iodixanol,
    • 5 (11.9%) au iobitridol,
    • 4 (9.5%) au ioxaglate,
    • 3 (7.1%) au iohexol et
    • 1 (2.4%) au iopramide.
  • Le test de provocation est positif dans 44 cas (34.6%) alors que les tests cutanés sont négatifs :
    • 38 (76%) au iodixanol,
    • 8 (16%) au iomeprol et
    • 4 (8%) au iohexol.
  • Parmi 78 cas (48.4%) avec une hypersensibilité confirmée,
    • 34 (43.6%) ont été identifié par des tests cutanés et
    • 44 (56.4%) par les tests de provocation.
  • Les biopsies cutanées montent un infiltrat péri vasculaire de cellules mononuclées, principalement dans le derme, avec un taux élevé de lymphocytes CD4 plutôt que de CD8, avec expression de marqueurs d’activation de récepteurs cutanés de homing.

- Conclusion :

  • Les patients qui présentent une réaction non immédiate d’hypersensibilité aux produits de contraste iodés sont diagnostiqués par des tests cutanés dans 43.6% des cas et par un test de provocation dans 56.4% des cas.
  • La méthode pour confirmer le diagnostic est différente selon le produit de contraste en cause.

Les auteurs ont étudié l’intérêt des tests cutanés et du test de provocation lors d’une réaction cutané non immédiate aux produits de contraste iodés.

Les tests cutanés sont positifs dans 44% des cas et le test de provocation dans 56% des cas. Il faut donc les 2 tests pour identifier les molécules impliquées.

Ce travail est intéressant car il montre finalement l’intérêt de faire des IDR et des patch-tests dans ces réactions cutanées retardées puisqu’il y a une positivité dans 45% des cas.

Mais pour la moitié des patients avec tests cutanés négatifs il faut faire un test de réintroduction pour confirmer la responsabilité de la molécule suspecte. Celui-ci a été réalisé par voir veineuse avec différentes quantités de produits de contraste iodés en testant plusieurs molécules.

Il est important de faire ce diagnostic puisque l’hypersensibilité retardée n’a été rapportée que chez la moitié des patients inclus dans cette étude, les autres causes étant des médicaments etc. administrés dans le sillage de l’examen radiologique avec injection de produit de contraste iodé.