Exacerbateurs fréquents – un phénotype distinct d’asthme sévère. : M. Kupczyk , A. ten Brinke , P. J. Sterk , E. H. Bel , A. Papi , P. Chanez , E. Nizankowska-Mogilnicka , M. Gjomarkaj , M. Gaga , G. Brusselle , B. Dahlén , S.-E. Dahlén and on behalf of the BIOAIR investigators .
dans Clinical & Experimental Allergy, 2014 (44) 212–221.
– Contexte :
- Les exacerbations sont une source majeure de morbidité et de mortalité dans l’asthme et représentent un facteur important de mauvais contrôle et de difficulté à traiter la maladie.
– Objectif :
- Le but de cette étude était de fournir des caractéristiques détaillées du phénotype des exacerbateurs fréquents et d’identifier les facteurs de risque associés à des exacerbations fréquentes et saisonnières.
– Méthodes :
- 93 asthmatiques sévères (AS) et 76 asthmatiques modérés (AM) ont été recrutés et suivis prospectivement pendant 1 an (NCT00555607).
- L’histoire médicale, les caractéristiques de base et les biomarqueurs ont été utilisés pour évaluer les facteurs de risque d’exacerbations fréquentes.
– Résultats :
- Pendant l’étude, 104 exacerbations ont été enregistrées dans le groupe AS et 18 dans le groupe AM.
- Les exacerbateurs fréquents étaient caractérisés par l’utilisation quotidienne de doses plus importantes de glucocorticoïdes inhalés (1700 vs 800 µg) et oraux (6.7 vs 1.7 mg), par un plus mauvais score de contrôle de l’asthme (score ACQ : 2.3 vs 1.4), une moins bonne qualité de vie (score SGRQ : 48.5 vs 33.3), une éosinophilie dans les crachats plus importante (25.7% vs 8.2%) et un déclin plus rapide du rapport VEMS/CVF (-0.07 vs -0.001, p<0.05).
- Une fraction de NO exhalée > 45 ppb et une histoire de tabagisme étaient associées à une augmentation du risque d’exacerbations fréquentes (OR : 4.32 et 2.9 respectivement).
– Conclusion et intérêt clinique :
- Les auteurs distinguent et décrivent les caractéristiques d’un subphénotype d’asthmatiques : les exacerbateurs fréquents qui (par définition) sont enclins à faire plus d’exacerbations.
- Les patients avec une FENO> 45 ppb et avec une histoire de tabagisme ont un risque plus élevé d’exacerbations fréquentes et requièrent une surveillance particulière en pratique clinique.
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