Le beau label

mardi 18 octobre 2005 par la rédaction

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Le beau label

Le beau label

mardi 18 octobre 2005

Il y a des idées qui surgissent de partout dans le monde de l’allergie : la labelisation est une des idées qui se développe le plus actuellement.

- L’Anais, syndicat d’allergologues, a labelisé un aspirateur de chez Rowenta en étudiant son dossier technique (captage des allergènes par filtre HEPA) et en imposant une fiche informative sur l’allergie aux acariens dans la boite.
- L’Afpral, association de patients français, a labelisé le Febrez spray anti-allergènes pour capter les allergènes des moquettes, canapés etc. et limiter ainsi leur nocivité.
- l’AQAA, association Québecoise de malades allergiques se lance désormais à son tour dans l’aventure avec le CAC (contrôle allergène certifié).

Lu sur leur site :

Si vous souffrez d’une allergie alimentaire, chaque jour vous devez faire des choix alimentaires et gérer des risques. La marque de conformité CAC vous garantit qu’un aliment a fait l’objet du contrôle optimal d’un ou de plusieurs des allergènes suivants : arachide, amande, lait ou œuf. Ce contrôle optimal s’effectue selon les critères rigoureux du programme de certification élaboré par l’Association québécoise des allergies alimentaires.

Le Programme CAC est un programme évolutif. Ainsi, au fil des découvertes et de l’amélioration des technologies, de nouveaux allergènes pourront se greffer au Programme.

Le Programme CAC repose sur une démarche volontaire des entreprises de transformation alimentaire. La certification est accordée exclusivement à des aliments qui répondent à des exigences rigoureuses en matière de contrôle et d’analyse. Les entreprises qui adhèrent au programme CAC subissent un audit annuel effectué par un vérificateur professionnel, neutre et impartial.

Les produits certifiés portent la marque de conformité seulement lorsque l’entreprise a satisfait aux exigences du Programme CAC. À noter que le Programme certifie un produit et non une entreprise. Ainsi, dans une même entreprise, certains aliments peuvent être certifiés, tandis que d’autres aliments ne le sont pas.

Non, il n’y aura pas 40 allergènes contrôlés (pas question de parler du CAC40) mais simplement l’idée de garantir et de certifier un produit fini à partir d’un cahier des charges rigoureux.

Mon opinion personnelle, et je l’ai dit à chacune des instances, est que la labelisation ne peut être le fait d’un groupe isolé : que ce soit des médecins ou des malades mais qu’elle doit être le fait d’une instance indépendante dans laquelle soit représentée médecins, malades et institut de santé publique.

Les actions isolées sont une bonne idée mais une idée, à mon avis, insuffisante car elles font peser la suspicion sur un groupe, une méthodologie, des objectifs à cause du caractère payant de l’obtention d’un label : la labelisation ne doit pas être une source de financement d’un groupe, tout au plus un défraiement réel.

Agir pour le compte d’une entité indépendante coopérative augmenterait la pertinence et la fiabilité de ces labels.


Voir en ligne : L’AQAA labelise aussi

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