Rhino-sinusites : l’AAAI propose une nouvelle classification

mercredi 30 novembre 2005 par la rédaction

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Rhino-sinusites : l’AAAI propose une nouvelle classification

Rhino-sinusites : l’AAAI propose une nouvelle classification

mercredi 30 novembre 2005

La célèbre Académie d’allergologie et d’immunologie clinique Américaine (familèrement nommée 4Ai) a publié dans le Jaci de ce mois une nouvelle classification des sinusites que nous vous proposons ici traduite en Français :

Les sinusites sont des inflammations d’un ou plus sinus paranasaux, elles peuvent êtyre classées en aigues, subaigues, chroniques et récurentes. ce classement est fonction de la durée des symptômes et de la spécificité sinusienne. Cette classification mise à jour suit :

  • Sinusite Aigue : les symptômes durent depuis moins de 4 semaines et comprennent une partie ou la totalité des signes suivants :
    • symptômes persistants des voies aériennes supérieures,
    • infection locale,
    • rhinite purulente,
    • écoulement postérieur,
    • anosmie, congestion nasale,
    • douleur faciale,
    • maux de tête,
    • fièvre,
    • toux et mouchage purulent.
  • Sinusite SubAigue : les mêmes symptômes durent depuis 4 à 8 semaines.
  • Sinusite Chronique : les symptômes durent dpeuis plus de huits semaines et sont du même type que ceux observés dans la sinuiste aigüe. Dans la sinusite chronique il peut être retrouvé des modifications morphologiques sur le scanner ou l’IRM. Quelques patients peuvent également présenter des signes plus inisdieux.
  • Sinusites à répétition : trois épisodes ou plus de sinusites aigues par an. Les patients souffrant de de sinusites à répétition peuvent être infectés par différents micro-organismes à la fois.

Les deux prédispositions les plus fréquentes pour développer des sinusites sont les infections virales des voies aériennes et les rhinites allergiques. Les rhinites allergiques sont parmi les maladies chroniques les plus fréquentes touchant chaque année plus de 35.9 millions d’Américains.

Le diagnostic de sinusite est basé sur l’association d’une histoire clinique, d’un examen médical clinique, imagerie médicale et/ou tests. La conduite du diagnostic de sinusite : mise à jour des recommandations :

  • Le diagnostic de sinusite aigue doit être d’abord fondé sur l’histoire clinique et l’examen médical. Les techniques d’imagerie ne sont pas nécessaires.
  • Les antibiotiques doivent être entrepris après 10 à 14 jours d’évolution sauf s’il existe des signes comme de la fièvre, une douleur faciale ou un oedème palpébral.
  • Le traitement de choix d’une sinusite bactérienne aigue est l’antibiothérapie mais eut égard au nombre croissant de résistances à la pénicilline, d’autres antibiotiques peuvent être nécessaires.
  • Le recours à un médecin qualifié en allergologie doit se faire particulièrement dans le cas de sinusites chroniques ou à répétition dans des circonstances particulières et également pour les patients dont un geste chirurgical n’a pas résolu les problèmes.
  • La chirurgie ne devrait être proposée qu’après qu’un traitement médical ait été tenu en échec.

Les circonstances pratiques qui doivent amener à consulter un allergologue sont selon l’AAAAI :

  • Le patient souffre de façon chronique de rhinosinusites infectieuses ou fongiques.
  • Il est nécessaire de préciser s’il s’agit d’une allergie (ndt : réaction d’hypersensibilité) ou d’un déficit d’immunité dans la genèse des épisodes.
  • Si la sinusite ne répond pas bien aux antibiotiques
  • Si la sinusite affecte les performances et la qualité de vie.
  • Si la sinusite co-existe avec une rhinite allergique.

Travailler avec un allergologue, le plus qualifié des médecins habitué à gérer la prévention, le diagnostic et le traitement des sinusites et des autres maladies allergiques, apportera aux malades une meilleure prise en charge de leurs maladies alelrgique et qualité de vie.

Conclusion
La 4Ai communique sur un sujet qui nous est familier à nous allergologues. Tous les jours nous prenons en charge des malades considérés par leurs proches ou leurs médecins traitant comme n’ayant rien sous prétexte que leurs rhumes ne cèdent pas aux antibiotiques, tous les jours nous sommes amenés à trier les allergies des non-allergies alors ce communiqué fait chaud au coeur : les allergologues d’Outre-Atlantique sont comme nous, ils ont besoin d’enfoncer les portes ouverte.

Une critique toutefois : dans les circonstances qui doivent amener à voir un allergologue rapidement il n’est pas indiqué celle qui est un facteur de gravité, l’asthme.

Il est indispensable de faire faire un bilan allergologique au rhinitique qui siffle !


Voir en ligne : La 4Ai mouche le nez qui coule

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