Diagnostic de l’allergie alimentaire en pratique

vendredi 14 juin 2002 par Dr Fabienne Rancé6817 visites

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Diagnostic de l’allergie alimentaire en pratique

Diagnostic de l’allergie alimentaire en pratique

vendredi 14 juin 2002, par Dr Fabienne Rancé

Le Dr Fabienne Rancé du CHU de Toulouse récapitule les données concernant le diagnostic de l’allergie alimentaire.

La fréquence des allergies alimentaires a doublé en 5 ans et celle des urgences allergiques a été multipliée par cinq au cours des quinze dernières années. Il est donc capital d’informer non seulement le milieu médical et paramédical,
mais aussi le grand public.

L’allergie alimentaire est définie comme l’ensemble des manifestations cliniques liées à un réponse immuno-allergique de type IgE dirigée contre les allergènes alimentaires.

Le diagnostic de l’allergie alimentaire doit reposer sur une méthodologie stricte et rigoureuse. Une anaphylaxie aiguë dans l’heure suivant l’ingestion d’un
aliment isolé, connue depuis moins de 3 ans, et ayant nécessité un traitement médical d’urgence est suffisante pour porter le diagnostic d’allergie alimentaire et ne rend pas nécessaire la pratique d’un test de provocation oral. En
dehors de cette situation, des investigations complémentaires sont nécessaires.

L’histoire clinique, éventuellementaidée de l’enquête catégorielle alimentaire, oriente la réalisation des prick-tests cutanés.

Leur positivité conduit dans certaines circonstances à un dosage des IgE sériques spécifiques et à un régime d’éviction limité à l’allergène ayant donné une positivité des tests cutanés jusqu’à la réalisation d’un test de provocation.

La valeur quantitative du taux des IgE sériques spécifiques, évaluée par la technique Cap system® (Pharmacia), pourrait avoir une place importante dans la hiérarchie des examens complémentaires.

Le test de provocation est le seul test qui différencie une simple sensibilisation (tests cutanés ou biologiques positifs) d’une vraie allergie
alimentaire accompagnée de symptômes cliniques et nécessitant une exclusion de l’aliment.

Le test de provocation par voie orale (TPO) permet de connaître la quantité d’aliments qui provoque les symptômes (dose cumulée réactogène) et le
type de signes cliniques déclenchés par l’aliment. Ces informations permettent de mieux évaluer le risque encouru par la consommation accidentelle de l’aliment et guident ainsi les mesures thérapeutiques (degré d’éviction et nature de
la trousse d’urgence).

Le TPO est effectué en milieu hospitalier spécialisé, sous surveillance médicale étroite.


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