Relation inverse entre l’infestation à enteriobus et l’asthme et la rhinite chez les enfants scolarises en école primaire a Taipeh : S.-L. Huang*, P.-F. Tsai* and Y.-F. Yeh dans Clinical & Experimental Allergy Volume 32 Issue 7 Page 1029 - July 2002
– Contexte : il existe une controverse entre le statut allergique et les infections parasitaires, particulièrement dans les pays non tropicaux. Enterobius vermicularis (l’oxyure) est l’infection parasitaire intestinale ayant la plus grande prévalence dans les pays industrialisés.
– Objectifs : examiner l’association entre infestation à oxyures et le statut allergique dans des écoles primaires.
Méthodes : le test de dépistage périanal par bande adhésive est pratiqué en routine à Taipei dans les écoles primaires. Les auteurs ont recueilli l’ensemble des données collectées à ce propos ainsi que les questionnaires distribués à tous les enfants dans quatre écoles primaires du niveau 1 à 6 de la scolarité (n=3107).
– Résultats : la prévalence du diagnostic médical d’asthme (9.3% vs. 14.1% , P=0.007) et de rhinite allergique (27.4% vs. 38.3% , P=0.001) était plus faible chez les enfants oxyures-positifs que chez les enfants non infestés. La présence oxyure n’était pas corrélée avec celle d’une dermatite atopique ou d’une histoire parentale d’allergie. A l’aide d’une analyse logistique par régression pour le sexe, une histoire parentale d’allergie ou une infection respiratoire basse, un asthme banal (OR=0.25, IC 95% 0.10-0.63), ou une rhinite (OR=0.61, IC 95% 0.45-0.84) étaient inversement corrélés à la présence d’oxyures. Parmi les enfants de niveau scolaire 3 à 6 qui n’avaient pas eu d’asthme ou de rhinite avant l’âge de 7 ans, ceux avec une infestation précoce (diagnostic positif au niveau 1 ou avant de la scolarité) avaient un plus faible risque diagnostic de rhinite durant leur scolarité, comparé au groupe non infecté (5.4% vs.12.3% , P=0.003 ; OR=0.47, IC 95% 0.21-1.02).
– Conclusion : les auteurs ont identifié une relation inverse entre infestation à oxyure et maladies allergiques des voies aériennes, qui pourrait être pour partie attribuée à l’effet protecteur de l’infestation à oxyure sur le développement des symptômes allergiques. D’autres mécanismes de cette relation ne sont toutefois pas exclus.
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