Miami, c’est pas mal, mais nous on a Nancy et son CICBAA.

lundi 8 octobre 2007 par Dr Christian Debavelaere873 visites

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Miami, c’est pas mal, mais  nous  on a Nancy et son CICBAA.

Miami, c’est pas mal, mais nous on a Nancy et son CICBAA.

lundi 8 octobre 2007, par Dr Christian Debavelaere

En France, les réactions anaphylactiques sont plus fréquentes avec l’age. Pourtant les allergies alimentaires sont plus fréquentes chez les sujets jeunes. Qu’en est il en Floride qui ne possède pas comme nous d’un réseau comme le CICBAA…

Hospitalisation pour anaphylaxie en Floride, analyse épidémiologique portant sur une population à partir d’une base de données de patients. : Zuber D. Mullaa, Michael R. Simonb

aDivision of Epidemiology, The University of Texas School of Public Health at Houston, and Department of Obstetrics and Gynecology, Texas Tech University Health Sciences Center School of Medicine at El Paso, El Paso, Tex.,
b Division of Allergy and Immunology, William Beaumont Hospital, Royal Oak, Mich., Asthma Allergy Care Center, Ypsilanti, Mich., and Departments of Internal Medicine and Pediatrics, Wayne State University School of Medicine, Detroit, Mich., USA

dans International Archives of Allergy and Immunology 2007 ;144:128-136 (DOI : 10.1159/000103224)

- Contexte

  • Des études épidémiologiques concernant l’anaphylaxie ont déjà été réalisées dans le cadre d’un seul centre médical.
  • L’objectif de cette étude était de déterminer le taux annuel d’hospitalisation et les facteurs de risque d’anaphylaxie en Floride.

- Méthode

  • 464 patients hospitalisés en Floride pour anaphylaxie en 2001 furent identifiés au travers d’une base de données de patients et d’un code basé sur un questionnaire de classification internationale des maladies dans sa version révisée (numéro 9), l’ICD-9-CM).
  • Une régression linéaire était utilisée pour déterminer la durée du séjour et le coût financier total.
  • Le risque relatif pour nécessiter une ventilation assistée lors d’une anaphylaxie alimentaire était calculé par l’intermédiaire d’une technique de régression binomiale.

- Résultats

  • Le taux annuel d’hospitalisation pour anaphylaxie était de 2,8/100 000 personnes.
  • Le taux de mortalité à l’hôpital était de 0,86%.
  • La durée moyenne de séjour était de 1 journée.
  • Le coût moyen était de 4982 dollars US.
  • Les asthmatiques avaient un risque plus important d’être sous respiration assistée (ratio ajusté RR=2,72, p= 0,04).
  • La probabilité d’être hospitalisé pour une anaphylaxie augmente avec l’age dans les 2 sexes (p<0,0001).
  • Les patients âgés de moins de 18 ans étaient 3 fois plus sujets à être hospitalisés pour une anaphylaxie alimentaire (par comparaison avec une autre cause), en comparaison avec les patients de 71 ans et plus (ratio ajusté RR=3,25, p=0,004).

- Conclusion

  • La jeunesse accentue le risque d’hospitalisation pour une réaction anaphylactique alimentaire.
  • L’asthme augmente le risque de nécessiter une ventilation assistée.
  • La probabilité d’une hospitalisation augmente avec l’age.

Cette étude américaine réalisée par des auteurs texans et du Michigan, étudie la population d’un état complet, la Floride, pour déterminer le taux d’hospitalisation, la mortalité, la durée de séjour à l’hôpital et le coût de cette anaphylaxie.

On y apprend que le taux d’anaphylaxie est de 2,8 pour 100 000, la mortalité est de 0,86 %, les personnes restent 1 journée pour un coût de 4982 dollars.

L’âge augmente le risque d’hospitalisation sauf en cas d’allergie alimentaire où la jeunesse augmente le risque d’hospitalisation. La présence d’un asthme va conduire à un risque accru de ventilation assistée.

Cette étude confirme notre impression d’une plus grande fréquence des allergies alimentaires dans la responsabilité d’anaphylaxie chez les sujets jeunes avec un facteur de risque de gravité qui est la présence de l’asthme.

Les anaphylaxies toutes causes confondues sont plus fréquentes avec l’age.