Grossesse, allaitement et sevrage : cherchez l’erreur…

mercredi 24 juin 2009 par Dr Geneviève DEMONET734 visites

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Grossesse, allaitement et sevrage : cherchez l’erreur…

Grossesse, allaitement et sevrage : cherchez l’erreur…

mercredi 24 juin 2009, par Dr Geneviève DEMONET

On débat fréquemment de l’influence sur la survenue d’une allergie alimentaire du régime de la mère pendant la grossesse, de la durée de l’allaitement maternel et de l’âge de la diversification. Une nouvelle étude sur le sujet a été menée au Royaume -Uni...

Facteurs associés à la diététique maternelle, l’allaitement et les pratiques de sevrage sur le développement d’une hypersensibilité alimentaire chez le nourrisson : Carina Venter 1,2 , Brett Pereira 1 , Kerstin Voigt 1 , Jane Grundy 1 , C. Bernie Clayton 1 , Bernie Higgins 2 , S. Hasan Arshad 1 and Taraneh Dean 1,2

1 The David Hide Asthma and Allergy Research Centre, St. Mary’s Hospital, Newport, Isle of Wight, UK , 2 School of Health Sciences and Social Work, University of Portsmouth, Portsmouth, UK

dans Pediatric Allergy and Immunology
Volume 20 Issue 4, Pages 320 - 327

Le régime alimentaire maternel pendant la grossesse et l’allaitement, aussi bien que la façon d’allaiter et de sevrer le nourrisson peuvent jouer un rôle dans le développement de sensibilisations alimentaires et d’hypersensibilité alimentaire (HSA).
L’investigation de ce sujet doit être poursuivi.

- Des femmes enceintes ont été recrutées à 12 semaines de grossesse.
- Un questionnaire a permis de recueillir des informations sur les antécédents familiaux.
- A 36 semaines de gestation, on a fait complété un questionnaire évaluant la fréquence de la consommation alimentaire.
- On a obtenu des informations sur la pratique de l’allaitement et sur les symptômes signalés d’atopie durant les 3 premières années de vie des nourrissons.
- Des prick-tests cutanés vis-à-vis d’un panel d’allergènes alimentaires pré-établis ont aussi été réalisés chez les enfants à l’âge de 1, 2 et 3 ans.
- Des tests de provocation alimentaire ont été réalisés lorsque cela était possible.

- Le régime alimentaire maternel pendant la grossesse et la durée de l’allaitement maternel n’ont pas eu d’influence sur le développement d’une sensibilisation aux allergènes alimentaires ou d’une hypersensibilité alimentaire mais l’âge de sevrage (n≥16 semaines) avait une influence sur la sensibilisation à 1 an (p=0.03), l’HSA à 1 an (p=0.02), la sensibilisation à 3 ans (p=0.01) et l’HSA à 3 ans (p=0.02).
- A l’opposé, les enfants qui n’avaient pas été exposés à certains allergènes alimentaires avant l’âge de 3 à 6 mois étaient moins susceptibles de se sensibiliser ou de développer une HSA.
- Les femmes ayant une histoire familiale de maladie allergique étaient plus susceptibles d’allaiter de façon exclusive à l’âge de 3 mois (p=0.008) et d’éviter l’arachide dans le régime alimentaire de l’enfant à l’âge de 6 mois (p=0.03).

- Il n’est pas apparu que le régime alimentaire maternel durant la grossesse et la durée de l’allaitement maternel influence le développement d’une sensibilisation aux allergènes alimentaires ou une HSA.
- L’âge du sevrage pourrait affecter la sensibilisation aux allergènes alimentaires et le développement d’une HSA.
- Les antécédents de maladie allergique ont un impact réduit sur le régime alimentaire maternel, le mode d’allaitement et de sevrage.


Des femmes enceintes ont été recrutées à 12 semaines de grossesse.

On a examiné l’apport alimentaire pendant la grossesse et l’allaitement maternel, le type et la durée de l’allaitement ainsi que la date et les modalités du sevrage du nourrisson.

Une sensibilisation aux allergènes alimentaires a été recherchée à l’âge de 1, 2 et 3 ans et les symptômes atopiques recherchés.

Des TPO ont parfois été réalisés.

Il semble que ni le régime de la femme enceinte et allaitante, ni la durée de l’allaitement maternel n’aient eu d’impact sur la sensibilisation des enfants.

Par contre l’âge du sevrage pourrait favoriser la sensibilisation lorsqu’il a lieu après l’âge de 16 semaines. Cependant, les enfants non exposés à certains aliments avant l’âge de 3 à 6 mois étaient moins à risque de développer une sensibilisation alimentaire.

Pas grand-chose de nouveau dans ce travail mais il faudrait lire l’article dans sa totalité pour comprendre de quoi on parle exactement et la différence qui est faite entre sensibilisation alimentaire et hypersensibilité alimentaire (symptômes ?).

D’autre part, on ignore ici de quels aliments il est question et dont l’exposition retardée diminuerait le risque de sensibilisation. Une fois de plus la période d’exposition est assez floue : de 3 à 6 mois c’est long pour un nourrisson…