Relation entre myopie et taux d’IgE spécifiques chez les patients ayant une conjonctivite allergique : Mimura T, Yamagami S, Usui T, Funatsu H, Noma H, Honda N, Amano S.
Department of Ophthalmology, University of Tokyo Graduate School of Medicine, 7-3-1 Hongo, Bunkyo-ku, Tokyo,
dans Clin Experiment Ophthalmol. 2009 Sep ;37(7):670-7
– But :
- Des allergènes extérieurs variés peuvent provoquer une conjonctivite allergique alors que les troubles de la réfraction sont aussi liés (en tant que facteur endogène) à la pathogénèse de la conjonctivite allergique.
- Cependant, on sait peu de choses de l’interaction entre les facteurs endogènes et exogènes chez les patients ayant une conjonctivite allergique.
- Nous avons exploré la relation entre les défauts de réfraction et les allergènes extérieurs chez les patients ayant une conjonctivite allergique.
– Méthodes :
- Soixante patients ayant une conjonctivite allergique et 60 sujets sains (non allergiques) ont été enrôlés.
- Une étude de la réfraction a été menée chez tous les sujets.
- On a mesuré, de plus, les taux d’immunoglobulines E totales (IgE) et spécifiques de 12 allergènes respiratoires par un système CAP.
– Résultats :
- Les patients qui avaient un taux positif d’IgE spécifiques pour les allergènes intérieurs avaient des myopies plus élevées que ceux qui avaient un taux négatif.
- Etaient concernés les patients ayant des IgE spécifiques de la poussière de maison (3.66 +/- 2.95 vs. -1.05 +/- 3.39, P = 0.0015), de Dermatophagoïdes pteronyssinus (D. pteronyssinus) (-3.50 +/- 2.91 vs. -1.01 +/- 3.46, P = 0.0021), et d’acarus (-3.45 +/- 2.21 vs. -1.51 +/- 3.73, P = 0.0087) alors que les patients ayant ou non des anticorps spécifiques des allergènes extérieurs n’étaient pas différents en terme de réfraction.
- Les réfractions dans le groupe intérieur (-3.58 +/- 3.42) et intérieur/extérieur (-3.70 +/- 2.64) étaient plus élevées que dans le groupe extérieur (-0.84 +/- 2.30, P = 0.0047 et P = 0.0032) et dans le groupe non allergique (-1.30 +/- 1.48, P = 0.0082 et P = 0.0054) [-réfraction] était corrélée de façon significative avec les IgE totales (r = 0.333, P = 0.0093), la poussière de maison (r = 0.355, P = 0.0054) et D. pteronyssinus (r = 0.379, P = 0.0028), alors qu’aucune corrélation entre les défauts de réfraction et les allergènes extérieurs n’a été prouvée.
– Conclusion :
- Ces résultats suggèrent que les taux d’IgE spécifiques des allergènes intérieurs, tels que la poussière de maison, pourraient être associés aux défauts de réfraction.
Envie de réagir?