15 avril 2010 ·  · 806 lectures

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Le rôle des infections tout comme celui de la prise d’antibiotiques est toujours discuté dans la survenue de l’allergie. Une étude allemande s’est intéressée à l’eczéma atopique du nourrisson selon la prise antérieure d’antibiotiques et le type du médicament utilisé…

Exposition précoce aux antibiotiques et aux infections et incidence de l’eczéma atopique : Une étude de cohorte de population : Jochen Schmitt 1 , Natalie M. Schmitt 2 , Wilhelm Kirch 2 and Michael Meurer 1

1 Department of Dermatology , 2 Institute of Clinical Pharmacology, University Hospital Carl Gustav Carus, Technical University Dresden, Germany

dans Pediatric Allergy and Immunology
Volume 21 Issue 2p1, Pages 292 - 300

On a suggéré que les nourrissons exposés aux antibiotiques auraient un risque augmenté d’eczéma atopique (EA) alors que l’exposition précoce aux infections pourrait être protectrice.

Cette étude décrit la relation complexe entre l’exposition précoce aux infections, aux traitements anti-infectieux par antibiotiques et l’incidence de l’EA.

 En utilisant les données administratives allemandes relatives aux soins de santé et de prescription, nous avons établi une cohorte de 370 enfants n’ayant pas eu de diagnostic d’EA durant leur première année de vie.
 Nous avons identifié pour chaque enfant individuellement toutes les infections et les prescriptions d’antibiotiques pendant la première année de vie de même que l’apparition d’un EA dans la deuxième année.

 L’analyse grossière a suggéré que les infections précoces et l’exposition aux antibiotiques sont des facteurs de risque d’EA.
 Cependant, les analyses stratifiées ont montré que les infections précoces étaient associées avec un taux plus élevé d’EA seulement lorsqu’elles étaient traitées avec des antibiotiques à large spectre telles que les céphalosporines ou les macrolides.
 Le risk ratio (RR) des enfants ayant eu des infections respiratoires précoces non traités par antibiotiques était de 0.69 [intervalle de confiance 95% (IC 95% CI) : 0.39 à 1.24], alors que le traitement des infections respiratoires par macrolides (RR : 2.15, IC 95% : 1.18–3.91) ou céphalosporines (RR : 1.93, IC 95% : 1.07–3.49) augmentait de façon significative le risque d’EA.
 Les résultats tentaient à être similaires pour les autres infections communes dans l’enfance.

Le traitement antibiotique semble modifier l’association entre les infections précoces et l’EA ultérieur.

Nous n’avons trouvé aucune preuve que les infections en elles-mêmes modifient la probabilité d’un EA ultérieur.


Le mot de l'allergo

Une étude de cohorte de population a été menée en Allemagne à partir des données du système de santé sur 370 enfants n’ayant pas eu d’eczéma atopique lors de la première année de vie.

On a recherché la présence d’infections et de traitements antibiotiques lors de la première année de vie de ces enfants et la survenue d’un eczéma atopique lors de la deuxième année.

Les enfants ayant eu une infection respiratoire traitée par macrolides ou céphalosporines avaient un risque plus élevé de survenue d’un eczéma atopique que les autres. L’infection en elle-même n’intervenait pas.

L’histoire ne dit pas de quel type d’infection respiratoire il s’agit. Article à lire en entier pour se faire une opinion…

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