Une étude sur l’arachide et la noix ne montre que…peanut !

mercredi 8 février 2012 par Dr Geneviève DEMONET557 visites

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Une étude sur l’arachide et la noix ne montre que…peanut !

Une étude sur l’arachide et la noix ne montre que…peanut !

mercredi 8 février 2012, par Dr Geneviève DEMONET

Allergie à la noix chez les patients allergiques à l’arachide : signification des épitopes séquentiels des homologues de la noix aux épitopes linéaires d’Ara h 1, 2 et 3 en relation avec la réactivité clinique : Leonard Rosenfelda, Wayne Shrefflerb, Ludmilla Bardinab, Bodo Niggemanna, Ulrich Wahna, Hugh A. Sampsonb, Kirsten Beyera

aDepartment of Pediatric Pneumology and Immunology, University Children’s Hospital Charité, Berlin, Germany ;
bDivision of Pediatric Allergy and Immunology and Jaffe Food Allergy Research Institute, Mount Sinai School of Medicine, New York, N.Y., USA

dans Int Arch Allergy Immunol 2012 ;157:238-245 (DOI : 10.1159/000327841)

- Contexte :

  • L’allergie à l’arachide est une allergie alimentaire fréquente potentiellement mortelle.
  • Malgré la distance taxonomique importante entre les plantes, les patients allergiques à l’arachide réagissent souvent aux noix d’arbres telles que les noix.
  • Alors que les allergènes de l’arachide et des noix ont un haut degré d’homologie dans leur séquence d’acides aminés, on ignore si cette similarité est responsable de la co-réactivité.
  • Nous avons donc analysé la liaison des anticorps IgE spécifiques aux épitopes séquentiels de l’arachide et de la noix chez des patients allergiques à l’arachide avec et sans allergie à la noix.

- Méthodes :

  • La liaison IgE aux épitopes séquentiels de l’arachide préalablement décrits et aux régions homologues de la noix a été évaluée chez 32 patients allergiques à l’arachide à l’aide d’une technique utilisant des biopuces à peptides.
  • Douze patients avaient une allergie clinique pertinente à la noix et 20 toléraient la noix.
  • Des tests d’inhibition avec des peptides d’arachide et les séquences correspondantes de la noix ont été pratiqués pour montrer la liaison spécifique aux épitopes séquentiels.

- Résultats :

  • Aucune différence n’a pu être montrée dans la reconnaissance des épitopes séquentiels entre les patients allergiques à l’arachide qu’ils aient ou non une allergie à la noix.
  • Seuls quelques patients ont montré une liaison IgE aux séquences de noix correspondant aux épitopes séquentiels d’arachide.
  • Dans les tests d’inhibition, aucune réaction croisée d’anticorps IgE n’a pu être détectée pour les peptides analysés.

- Conclusion :

  • Nos résultats indiquent que malgré le partage d’un haut niveau d’homologie avec les régions correspondantes des allergènes de la noix, les portions de séquences identifiés précédemment comme des épitopes séquentiels liant d’Arah 1, Ara h 2 et Ara h 3 n’ont pas d’équivalents liants l’IgE dans les allergènes de noix.

Une partie non négligeable des patients allergiques à l’arachide réagissent aussi à la noix. Le dosage isolé des IgE spécifiques ne permet pas de différencier efficacement une sensibilisation isolée d’une véritable allergie à la noix.

Le diagnostic moléculaire a permis des progrès dans le diagnostic de l’allergie alimentaire particulièrement depuis l’utilisation de biopuces à antigènes.

Le partage d’épitopes séquentiels pourrait jouer un rôle dans la co-existence de l’allergie à l’arachide et à la noix, en dépit d’une distance taxonomique importante entre les 2 plantes.

Une étude menée sur 32 patients allergiques à l’arachide a comparé les anticorps IgE des 12 patients allergiques également à la noix à ceux des 20 patients tolérants la noix, en fonction de leur liaison à certains peptides de l’arachide ou certains peptides correspondant de la noix.

Les allergènes Ara h 1, 2, 3 et Jug r 1, 2 et 4 ont été choisis pour ce travail.

Des tests d’inhibition ont également été pratiqués pour mettre en évidence une réactivité croisée potentielle.

Cette étude n’a cependant pas pu montrer que l’homologie de séquence dans les régions connues des épitopes séquentiels de l’arachide était responsable de la coexistence de l’allergie clinique à l’arachide et à la noix.