Histoire naturelle de la sensibilisation allergique chez des nourrissons atteints de dermatite atopique d’apparition précoce : résultats de l’étude ORCA. : Just J, Deslandes-Boutmy E, Amat F, Desseaux K, Nemni A, Bourrat E, Sahraoui F, Pansé I, Bagot M, Fouéré S. Natural history of allergic sensitization in infants with early-onset atopic dermatitis : results from ORCA Study.
dans Pediatr Allergy Immunol 2015 : 25 : 668–673.
– Contexte :
- La dermatite atopique (DA) d’apparition précoce constitue un phénotype particulier qui est susceptible de commander un risque de développement de multiples sensibilisations aux allergènes, mais peu est connu sur la voie de la sensibilisation.
– Objectifs :
- Les objectifs de cette étude étaient de décrire l’histoire naturelle de la sensibilisation aux allergènes de ce phénotype et d’identifier le marqueur le plus prédictif associé au risque de sensibilisation aux aéroallergènes dans une cohorte sélectionnée de nourrissons atteints de DA.
– Méthodes :
- Des nourrissons atteints d’une dermatite atopique active ont été enrôlés et explorés de façon prospective pour ce qui concerne les marqueurs biologiques de l’atopie chaque année jusqu’à l’âge de 6 ans.
- La sensibilisation allergique a été définie comme la présence d’IgE spécifiques aux allergènes et la sensibilisation multiple si le sujet était sensibilisé à ≥2 allergènes.
- L’hyperéosinophilie a été définie par la présence d’éosinophiles ≥470 / mm3 et l’élévation des IgE totales sériques par un niveau ≥45 kU / l.
– Résultats :
- Deux cent vingt-neuf enfants ont été inclus.
- L’augmentation de l’éosinophilie sanguine a été observée à l’état basal chez 60 enfants (26,2%) et celle des IgE totales sériques chez 85 enfants (37,1%).
- Lorsque élevés à l’état basal, les taux d’IgE et d’éosinophiles restaient significativement plus élevés pendant la période de suivi.
- La sensibilisation aux trophallergènes diminuait de 58% à 34%, tandis que la sensibilisation aux aéroallergènes augmentait avec le temps de 17% à 67%.
- Les sensibilisations multiples initiales aux trophallergènes constituaient le facteur le plus prédictif pour le risque de développer la sensibilisation aux aéroallergènes à 6 ans (OR 3,72 [1,68 à 8,30] p <0,001).
– Conclusions :
- Dans le cadre du phénotype de DA précoce, la sensibilisation multiple aux trophallergènes transmet un risque plus élevé de sensibilisation aux aéroallergènes qu’une seule sensibilisation.
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