Importance de la réponse immune maternelle dans la réponse aux allergènes inhalés, pour le développement de symptômes chez la mère, pour un transfert passif à l’enfant et le développement d’anticorps dans les 2 premières années de vie. : Thomas A.E. Platts-Mills, MD, PhDa Elizabeth A. Erwin, MDa Anne B. Allison, BSa Kevin Blumenthal, MDa Marisa Barr, MPHb Diane Sredl, MPHb Harriet Burge, PhDb Diane Gold, MDb Charlottesville, Va, and Boston, Mass dans JACI January 2003, part 1 • Volume 111 • Number 1
L’asthme et d’autres maladies atopiques sont fortement héréditaires. Bien que la mère puisse jouer un rôle essentiel, le mécanisme de cette influence n’est pas encore précisé.
– Objectifs :
Les auteurs ont étudié l’influence de la réponse immune maternelle aux allergènes du chat et des acariens sur
* 1) les symptômes maternels,
* 2) le développement d’une réponse immune chez l’enfant,
* 3) le développement d’une maladie allergique durant les 3 premières années de vie.
– Méthodes :
* Le sérum de 465 mères et de 424 enfants (sang du cordon) ainsi que le sérum de 230 enfants âgés de 2 à 3 ans ont été étudiés vis-à-vis du taux des IgE totales et des IgE spécifiques par méthode CAP ;
* les IgG et IgG4 spécifiques de l’allergène du chat Fel d1 ont été mesurés par radio-immuno-précipitation.
– Résultats :
* A la fois chez les mères et les enfants, environ 15% des sera contiennent des IgG vis-à-vis de Fel d1, sans IgE spécifiques aux chats.
* Le facteur prédictif le plus fort pour un réponse maternelle à IgG est une exposition à plus de 8 microg de Fel d1/gramme de poussière.
* Ainsi approximativement 70% des enfants qui vivent dans une maison où il y a un chat reçoivent des IgG de leurs mères. Dans la plupart des cas les enfants reçoivent des IgG et des IgG4 vis-à-vis de Fel d1 d’une mère non allergique.
* Les IgE spécifiques de la mère sont associées à un asthme, alors que les IgG sont indépendantes de l’asthme, mais associées à une rhinite chez le mère (odd ratio : 2.6, IC95% : 1.1-6.2) et à un eczéma chez l’enfant.
* A l’âge de 3 ans, 13 des 230 sera contiennent des IgE spécifiques des acariens, mais seulement 5 enfants ont des IgE spécifiques du chat.
– Conclusions :
* Une proportion significative (environ 15%) des mères et des enfants exposés aux allergènes du chat (mais pas aux acariens) ont des anticorps IgG sans IgE. Ainsi les IgG sont librement transmises à l’enfant, et pourraient influencer la production d’IgG chez l’enfant.
* Ces résultats indiquent l’importance de bien comprendre les mécanismes de tolérance aux allergènes du chat, et posent la question sur le rôle propre de la mère dans la transmission de l’allergie.
Envie de réagir?