Anaphylaxies mortelles : le Canada donne l’exemple

mardi 21 février 2006 par la rédaction

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Anaphylaxies mortelles : le Canada donne l’exemple

Anaphylaxies mortelles : le Canada donne l’exemple

mardi 21 février 2006

Il y a quelques jours nous constations avec tristesse que l’allergie était parfois mortelle. A Noël, au Canada, le deuil avait frappé deux familles après le décès d’adolescents par allergie alimentaire. La réaction Canadienne a été exemplaire : pas de dramatisation mais une réaction commune des associations de malades et des sociétés médicales pour faire aboutir une loi : La loi Sabrina et un communiqué de presse très bien relayé par les médias locaux.

Nous vous faisons découvrir aujourd’hui ce dernier :

Lutte contre l’anaphylaxie - Nouvelles recommandations nationales pour le traitement et la prévention des réactions allergiques pouvant causer la mort.

TORONTO, le 22 fév. /CNW/

Les principaux organismes canadiens qui s’occupent d’allergies lancent aujourd’hui de nouvelles recommandations générales pour le traitement des réactions anaphylactiques. Le guide "L’anaphylaxie à l’école et dans d’autres milieux", principalement destiné aux
établissements pour les personnes de 0 à 20 ans suggère des stratégies de prévention à instaurer dans ces établissements.

Les allergies pouvant entraîner la mort sont en croissance au Canada.
Environ 600 000 Canadiens (soit 1 à 2% de la population) ont une allergie grave pouvant entraîner l’anaphylaxie : une réaction allergique pouvant être mortelle. Les allergènes déclencheurs les plus courants sont la nourriture, les piqûres d’insectes et le latex. Les symptômes les plus dangereux d’une réaction anaphylactique sont associés à de la difficulté à respirer (causée
par l’inflammation des voies respiratoires) ou à une chute de pression artérielle (qui se traduit par un etourdissement, un vertige, une sensation de
faiblesse ou une perte de conscience). Ces deux types de symptômes peuvent entraîner la mort si la personne est laissée sans traitement.

"Ces nouvelles recommandations visent à clarifier les standards de traitements et font état des résultats de recherches courantes", explique le Dr. Susan Waserman, présidente de la Société canadienne d’allergie et
d’immunologie clinique. C’est la mise à jour de l’énoncé d’un premier consensus rendu public en 1995 qui s’adresse à un public élargi, soit les patients à risque d’anaphylaxie ainsi que leurs parents, les professionnels de la santé, le personnel dans les écoles et les employeurs.

Le Dr Waserman ajoute : "Les établissements qui oeuvrent auprès des enfants bénéficieront de ces propositions visant à créer un environnement qui soit sécuritaire pour les personnes allergiques". Dernièrement, le décès de deux
adolescents au Canada a favorisé une prise de conscience sur l’importance de former adéquatement les patients et leur entourage, d’instaurer de meilleures politiques en matière d’anaphylaxie dans les écoles et de viser une
sensibilisation accrue du public en général.

Plus de clarté afin d’éliminer la confusion et réduire les risques

Un point saillant des nouvelles recommandations est, sans contredit, l’injection d’épinéphrine au moindre signe de réaction anaphylactique.

"Certaines personnes aux prises avec des allergies alimentaires graves croient à tort qu’elles devraient prendre des antihistaminiques ou des médicaments
contre l’asthme en premier recours lorsqu’elles sont en crise." dit le Dr Waserman. Elle soutient que, même les symptômes les plus bénins, peuvent rapidement se transformer en réactions fatales : il faut agir vite.

Plusieurs études sur des décès causés par l’anaphylaxie révèlent que l’épinéphrine n’avait pas été administrée à temps ou n’était pas disponible. C’est à la suite de décès chez des patients asthmatiques à risque d’anaphylaxie qu’on a démontré qu’il leur fallait bien contrôler leur asthme pour réduire les réactions fatales.

Il est prouvé que les personnes aux prises avec des allergies graves devraient avoir, avec elles et en tout temps, de l’épinéphrine sous forme d’auto-injecteur.

Il ne suffit pas d’avoir accès facilement à la médication ;
la personne gravement allergique devrait également porter sur elle, en tout temps, une pièce d’identité médicale comme, par exemple, un bracelet MedicAlert(R).

Le lien donné en fin de communiqué (www.securite-allergie.ca) ne pointe malheureusement (à l’heure où le communiqué est publié) sur rien du tout. Espérons que le site annoncé : http://www.securite-allergie.ca/ voit rapidement le jour pour apporter les informations promises aux malades.


Voir en ligne : Site de la société canadienne d’allergologie : CSACI

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