Prédiction.

jeudi 12 février 2009 par la rédaction

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Prédiction.

Prédiction.

jeudi 12 février 2009

Selon les cas, les manifestations de l’allergie alimentaire vont d’une discrète démangeaison des lèvres jusqu’au choc allergique gravissime pouvant conduire au décès si on ne fait rien.

Il n’existe actuellement pas de signe clinique ou de test cutané ou de résultat biologique qui soit capable avec une absolue certitude de dire quelle sera la réaction du malade s’il remange l’aliment auquel il est allergique.

Beaucoup d’équipes ont recherché le Graal dans des seuils d’IgE spécifiques, des tailles de tests cutanés… mais à chaque fois leurs résultats ont été battus en brèche par d’autres études. Le seuil de déclenchement de la réaction allergique semble très variable selon les habitudes alimentaires, les populations, les lieux de vie et même selon chaque individu.

Pourtant, la vie d’un allergique n’est pas du tout la même selon que l’on peut de manière catégorique écarter tout risque d’accident grave ou qu’au contraire une première réaction violente fait craindre un nouvel accident.

Actuellement, lorsque l’on espère que l’allergique a vu disparaître ou diminuer sa réactivité et si les symptômes initiaux étaient violents, le seul moyen permettant d’autoriser la réintroduction alimentaire reste l’hospitalisation avec détermination du seuil de déclenchement des symptômes.

C’est lourd…

Dans les années à venir, nous fondons de gros espoirs sur l’amélioration du diagnostic allergologique grâce à l’allergologie moléculaire. Les dosages biologiques permettront de connaître, pour un individu donné, la façon dont il réagit au contact de l’aliment.

Connaître précisément le profil d’IgE réactivité de chaque malade semble prometteur en terme de prédiction de la gravité de l’allergie.

Mais il reste encore un long chemin à parcourir avant de parvenir à prédire le risque avec une simple prise de sang.


Voir en ligne : Dr Hervé Masson

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