Pollinose et qualité de vie : où l’évidence est enfin démontrée....

mercredi 16 novembre 2005 par Dr Geneviève DEMONET2126 visites

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Pollinose et qualité de vie : où l’évidence est enfin démontrée....

Pollinose et qualité de vie : où l’évidence est enfin démontrée....

mercredi 16 novembre 2005, par Dr Geneviève DEMONET

L’allergie retentit bien sûr sur la qualité de vie des patients. Des pédiatres anglais ont étudié la relation entre la charge pollinique mais aussi l’inflammation des voies aériennes sur la qualité de vie de 84 enfants âgés de 6 à 17 ans présentant une pollinose.

L’altération de la qualité de vie est directement reliée au niveau d’exposition allergénique et à l’inflammation allergique des voies aériennes : G. Roberts*, M. Mylonopoulou†, C. Hurley† and G. Lack†

*Academic Child Health, University of Southampton, Southampton, UK and †Paediatric Allergy, Asthma and Immunology, Imperial College School of Medicine at St Mary’s, London, UK

dans Clinical & Experimental Allergy 35 (10), 1295-1300

- Contexte :

  • On a démontré que la maladie allergique altère la qualité de vie relative à la santé (QVRS).
  • La relation entre la QVRS et l’exposition allergénique ou l’inflammation allergique n’a pas encore été évaluée.

- Objectif :

  • Evaluer la relation entre QVRS et, à la fois, exposition au pollen de graminées et inflammation bronchique, à l’aide du Questionnaire Pédiatrique sur la Qualité de Vie dans la Maladie Allergique (PADQLQ).
  • Il s’agit d’un questionnaire original développé précédemment pour évaluer les aspects multiples de la maladie allergique.

- Méthodes :

  • Quatre-vingt-quatre sujets, âgés de 6 à 17 ans, ayant une rhino-conjonctivite allergique saisonnière, un asthme et/ou des manifestations cutanées ont été évalués avant, puis pendant la saison pollinique des graminées.
  • Ils ont été évalués à l’aide du PADQLQ, d’une échelle visuelle analogue (EVA) pour évaluer la qualité de vie, d’un journal de recueil des symptômes et de la mesure de l’oxyde nitrique exhalé (FENO).

- Résultats :

  • La QVRS, mesurée par le PADQLQ, est significativement corrélée avec le compte pollinique moyen de la semaine précédente (coefficient de régression 0.038, intervalle de confiance 95% (IC) 0.027-0.049, P < 0.001).
  • Le score PADQLQ était également significativement associé avec l’inflammation bronchique mesurée par le FENO (coefficient de régression 0.410, IC 95% 0.175-0.646, P = 0.001).
  • De plus, le PADQLQ a montré une corrélation importante avec les scores symptomatiques et la qualité de vie mesurés par une EVA, une bonne fiabilité intra-sujet et une petite différence importante minimale (0.20, IC 95% -0.09 à 0.49 sur une échelle de sept points).

- Conclusion :

  • Le HRQL est corrélé à la fois à la charge allergénique et à l’inflammation allergique.
  • Le PADQLQ a une validité transversale et longitudinale excellente en ce qui concerne la qualité de vie et les symptômes.

Des pédiatres anglais ont mené une étude sur 84 enfants (6 à 17 ans) présentant une pollinose. Ils ont évalué la relation entre la qualité de vie de ces sujets avec d’une part, la charge allergénique, et d’autre part l’inflammation des voies aériennes mesurée par le FENO.

Ils ont comparé le PADQL, un questionnaire évaluant la qualité de vie de l’enfant allergique, à une échelle d’évaluation et au recueil des symptômes.

La qualité de vie s’est avérée corrélée à la fois à la charge pollinique et à l’inflammation des voies aériennes.

Le PADQL a montré une bonne validité transversale et longitudinale en ce qui concerne la qualité de vie et les symptômes.

S’il paraît évident que la gêne du patient, et donc sa qualité de vie, est étroitement liée à la quantité de pollens tout autant qu’à l’importance de l’inflammation provoquée par la maladie, il fallait quand même le prouver...

De la même façon, si la gêne est évidente, il faut quand même apprécier son retentissement sur la qualité de vie des patients, avec ou sans le PADQL en question...