30 septembre 2002 ·  · 8638 lectures

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Les patients atteints de rhinite non allergique à éosinophile ou non à éosinophile présentent des réactivités cutanées anormales à divers agents vasomoteurs. Cette étude montre qu’il ne semble pas exister de différences significatives de ces réactivités cutanées entre ces deux groupes.

Réactivité cutanée aux agents vasomoteurs dans la rhinite non allergique à éosinophile ou non à éosinophile. : Milosevic D, Janosevic L, Janosevic S, Invankovic Z, Dergenc R. Clinic of Otorhinolaryngology, Clinical Centre Zvezdara, Belgrade, Yugoslavia. dmilosevic@beotel.yu dans J Laryngol Otol 2002 Jul ;116(7):519-22

Le but de cette étude prospective était de vérifier la réactivité cutanée à quatre agents vasomoteurs afin de déterminer si les patients atteints de rhinite non à éosinophile différaient de ceux atteints de rhinite à éosinophile.

La cytologie nasale nous permettait de classer 74 patients souffrant de rhinite, en rhinite à éosinophile (n=11) et en rhinite non à éosinophile (n=63).

Nous avons mesuré la réactivité cutanée à l’aide d’intradermoréactions avec la papavérine, la méthacholine, l’histamine et le composé 48/80.

Nous n’avons pas mis en évidence de différence significative entre ces deux groupes de rhinites quant aux 4 agents vasomoteurs utilisés séparément.

La fréquence de réactivité cutanée pathologique aux agents vasomoteurs, un à un ou en combinaisons, est plus importante dans le groupe de rhinite à éosinophiles (91%) que dans le groupe non à éosinophiles (78%), mais sans différence significative.

Ces résultats suggèrent que les réactions cutanées pathologiques aux agents vasomoteurs sont caractéristiques des rhinites à éosinophile comme des rhinites non à éosinophile et indiquent qu’il n’existe pas de différence de réactivité cutanée entre ces deux groupes.


Le mot de l'allergo

On peut aller un peu plus loin dans les conclusions de cette étude en disant, qu’à priori, il n’existe pas de différence dans les phénomènes vasomoteurs entre ces deux groupes de rhinite non allergique.

Le phénomène vasomoteur d’origine neurogène apparaît plus important dans la rhinite non allergique que dans la rhinite allergique.

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