La prise de vitamine D pendant la grossesse diminue le risque d’asthme et de rhinite allergique lorsque le futur enfant aura 5 ans. : M. Erkkola * , M. Kaila † , B. I. Nwaru ‡ , C. Kronberg-Kippilä § , S. Ahonen ‡ , J. Nevalainen ‡ , R. Veijola ¶ , J. Pekkanen ∥** , J. Ilonen ††‡‡ , O. Simell §§ , M. Knip †¶¶ and S. M. Virtanen †‡§
* Division of Nutrition, Department of Applied Chemistry and Microbiology, University of Helsinki, Helsinki, Finland, † Department of Paediatrics and Research Unit, Tampere University Hospital, Tampere, Finland, ‡ Tampere School of Public Health, University of Tampere, Tampere, Finland, § Unit of Nutrition, Department of Health Promotion and Chronic Disease Prevention, National Public Health Institute, Helsinki, Finland, ¶ Department of Paediatrics, University of Oulu, Oulu, Finland, ∥ Environmental Epidemiology Unit, National Public Health Institute, Kuopio, Finland, ** School of Public Health and Clinical Nutrition, University of Kuopio, Kuopio, Finland, †† Immunogenetics Laboratory, University of Turku, Turku, Finland, ‡‡ Department of Clinical Microbiology, University of Kuopio, Kuopio, Finland, §§ Department of Pediatrics, University of Turku, Turku, Finland and ¶¶ Hospital for Children and Adolescents, Helsinki University Hospital, Helsinki, Finland
dans Volume 39 Issue 6, Pages 875 - 882
La vitamine D est connue pour son nombre important d’effets sur le système immunitaire et pourrait jouer un rôle bénéfique dans la prévention des maladies allergiques.
– Objectif :
- Déterminer le bénéfice de l’ingestion maternelle de vitamine D pendant la grossesse sur la prévention de l’apparition d’un asthme, d’une rhinite allergique (RA) ou d’une dermatite atopique (DA).
- Cette étude a porté sur l’analyse d’enfants âgés de 5 ans porteurs des molécules HLA-DQB1 favorisant l’apparition d’un diabète de type 1.
– Méthodes :
- Une cohorte de 1669 enfants a ainsi été étudiée par le biais d’un questionnaire complété à l’âge de 5 ans.
- L’alimentation maternelle était quant à elle analysée par le truchement d’un questionnaire sur les habitudes alimentaires.
– Résultats :
- L’ingestion quotidienne maternelle moyenne de vitamine D était de 5,1 µg (déviation standard = 2,6) d’origine alimentaire, et de 1,4 µg (déviation standard identique à la précédente : 2,6), pour celles sous complément alimentaire.
- Seulement 32% de ces femmes ingérait un complément de vitamine D.
- Après prise en considération et ajustement de cofacteurs éventuels, la quantité quotidienne d’apport alimentaire en vitamine D est liée négativement au risque d’asthme (bénéfice probable (BP) de 80% avec un intervalle de confiance (IC) de 95% (quartiles : 0,64 à 0,99).
- La quantité quotidienne d’apport alimentaire en vitamine D est liée négativement au risque de RA (BP à 85% avec un intervalle de confiance (IC) de 95% (quartiles : 0,75 à 0,97).
- L’apport d’un complément alimentaire sous forme de vitamine D ne modifie pas le pronostic de survenue d’une pathologie allergique.
- L’apport d’un quelconque autre complément alimentaire ne modifie pas non plus le pronostic de survenue d’une pathologie allergique.
– Conclusion :
- La quantité de vitamine D ingérée quotidiennement par une femme pendant la grossesse pourrait influencer favorablement le devenir allergique respiratoire de l’enfant dans les premières années de vie.
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