Œsophage central !

jeudi 13 janvier 2011 par Dr Hervé Couteaux520 visites

Accueil du site > Allergènes > Alimentaires > Œsophage central !

Œsophage central !

Œsophage central !

jeudi 13 janvier 2011, par Dr Hervé Couteaux

Définition du rôle des allergies alimentaires dans une population de patients adultes présentant une œsophagite à éosinophiles. : del Robledo Avila Castellano, Maria ; Cimbollek, Stefan ; Quiralte, Joaquin

dans Inflammation & Allergy - Drug Targets (Formerly ???Current Drug Targets, Volume 9, Number 4, September 2010 , pp. 257-262(6)

- Objectif :

  • L’objectif de cette étude était de déterminer les types cliniques de réactions alimentaires et le profil de sensibilisation alimentaire dans une cohorte de patients adultes avec œsophagite à éosinophiles (EOE).

- Méthodes :

  • Nous avons analysé de façon prospective le profil de sensibilisation aux « allergènes » alimentaires à l’aide des tests cutanés (SPT) et d’atopie patch test (APT) à 22 aliments d’origine végétale et animale chez 19 patients adultes atteints d’EOE confirmé par biopsie.
  • Pour chaque patient les données suivantes ont été recueillies : âge, sexe, statut de la maladie atopique, et caractéristiques cliniques de l’EOE.

- Résultats :

  • Un total de 123 sensibilisations alimentaires a été détecté par SPT et 45 sensibilisations alimentaires par des tests épicutanés chez 18 patients (94,8%).
  • 35 réponses doublement positives (SPT +, APT +) au même aliment ont été détectées chez 15 patients (78,9%).
  • Nous avons également identifié 11 épisodes cliniques clairement évocateurs d’un syndrome oral, d’urticaire et / ou d’anaphylaxie après ingestion de certains aliments spécifiques.
  • Tous les cas avaient des tests cutanés positifs à l’aliment incriminé (réactogènes alimentaires de Type 1).
  • 68 épisodes cliniquement apparents d’EOE liés à des aliments spécifiques ont été détectés chez nos patients.
  • Dans 40 cas (58,8%) les aliments impliqués dans le déclenchement des symptômes étaient positifs pour les tests cutanés et /ou les patches tests atopiques (réactogènes alimentaires de type 2).
  • 155 sensibilisations alimentaires ont été identifiées chez 18 patients (94,7%) par SPT et / ou APT qui n’étaient reliés ni à des épisodes cliniquement apparents d’EOE ni à des épisodes cliniques évocateurs d’un syndrome oral, d’une urticaire et / ou d’une anaphylaxie après ingestion d’aliments (réactogènes alimentaires de type 3).

- Conclusion :

  • En conclusion, les patients avec EOE peuvent être classés en 3 groupes différents selon les aliments réactogènes, avec des caractéristiques cliniques et biologiques bien définies.

Sur 19 patients atteints d’EOE, 18 présentaient une réaction positive aux SPT et/ou aux APT (aux deux tests pour 80% d’entre eux) à un ou plusieurs aliments.

Les auteurs distinguent 3 groupes :

  • Certains aliments spécifiques étaient responsables de syndrome oral, d’urticaire et/ou d’anaphylaxie ; les SPT étaient tous positifs pour ces aliments. (Type 1)
  • Des aliments ont provoqué des épisodes d’EOE ; pour ces aliments, les SPT étaient positifs et/ou APT positifs. (Type 2)
  • D’autres aliments, pour lesquels les SPT étaient positifs et/ou APT positifs n’avaient aucune pertinence clinique. (Type 3)

Malheureusement on ne connaît pas la proportion de patients atopiques ni le nombre de patients concernés par chaque groupe, ni le nombre d’enfants et d’adultes, ni l’importance des chevauchements, ni enfin les aliments en cause.

L’œsophagite à éosinophiles est une entité anatomoclinique caractérisée par une infiltration de l’œsophage par des éosinophiles.

Les symptômes cliniques sont en rapport avec une atteinte du tube digestif haut, voisins de ceux d’un reflux gastro-oesophagien, et ne sont pas améliorés par les traitements anti-acides.

Le diagnostic impose une biopsie.

Une prolongation de cette étude s’intéressant à ce qui différencie les couples patients-aliments où l’aliment est à l’origine d’épisodes d’EOE et les autres couples patients-aliments, où ces derniers sont responsables d’allergie alimentaire ou seulement réactifs sur le plan cutané pourrait être particulièrement contributive pour progresser dans la compréhension fine de cette affection encore mal connue.