Endotypes du syndrome pollen-aliment chez des enfants atteints de rhinoconjonctivite saisonnière allergique : une classification moléculaire. : Mastrorilli C, Tripodi S, Caffarelli C, Perna S, Di Rienzo-Businco A, Sfika I, Asero R, Dondi A, Bianchi A, Povesi Dascola C, Ricci G, Cipriani F, Maiello N, Miraglia Del Giudice M, Frediani T, Frediani S, Macrì F, Pistoletti C, Dello Iacono D, Patria MF, Varin E, Peroni D, Comberiati P, Chini L, Moschese V, Lucarelli S, Bernardini R, Pingitore G, Pelosi U, Olcese R, Moretti M, Cirisano A, Faggian D, Travaglini A, Plebani M, Verga MC, Calvani M, Giordani P, Matricardi PM for the Italian Pediatric Allergy Network (I-PAN).
Endotypes of pollen-food syndrome in children with seasonal allergic rhinoconjunctivitis : a molecular classification.
dans Allergy 2016 ; DOI : 10.1111/all.12888
– Contexte :
- Le syndrome pollen-aliment (SPA) est hétérogène en ce qui concerne les déclencheurs, la sévérité, l’histoire naturelle, les comorbidités et la réponse au traitement.
– Objectif :
- Notre étude vise à classer les différents endotypes du SPA basée sur la sensibilisation à IgE aux panallergènes.
– Méthodes :
- Nous avons examiné 1271 enfants italiens (âge de 4-18 ans) atteints de rhinoconjonctivite allergique saisonnière (RAS).
- Les aliments déclencheurs du SPA ont été déterminés par questionnaire.
- Les tests cutanés ont été réalisés avec des extraits de pollen commerciaux.
- Les IgE spécifiques des panallergènes : Phl p 12 (profiline), Bet v 1 (PR-10) et Pru p 3 (nsLTP), ont été testés par ImmunoCAP FEIA.
- Une méthode de classification agglomérante hiérarchique ascendante non supervisée a été appliquée au sein de la population atteinte de syndrome pollen-aliment.
– Résultats :
- Le SPA a été observé chez 300 des 1271 enfants (24%).
- L’analyse typologique a identifié cinq endotypes du SPA liés à une réactivité à IgE vis-à-vis des panallergènes :
- 1) Co-sensibilisation à ≥2 panallergènes (SPA multi-panallergénique) ;
- 2-4) sensibilisation soit à profiline ou à nsLTP ou à PR-10 (SPA mono-panallergénique) ;
- 5) aucune sensibilisation aux panallergènes (SPA non panallergénique).
- Ces endotypes ont montré des caractéristiques particulières :
- 1) "SPA multi-panallergénique" : maladie grave avec des comorbidités allergiques fréquentes et multiples aliments incriminés ;
- 2) "SPA profiline" : syndrome oral déclenché par les cucurbitacées ;
- 3) "SPA LTP" : patients vivants en Italie du Sud, syndrome oral déclenché par la noisette et l’arachide ;
- 4) "SPA à PR-10" : syndrome oral déclenché par les Rosacées ;
- 5) "SPA non panallergénique" : maladie bénigne et syndrome oral déclenché par les kiwis.
– Conclusions :
- Dans un pays méditerranéen caractérisé par de multiples expositions aux pollens, le syndrome pollen-aliment est une complication fréquente et complexe de la rhinite allergique saisonnière de l’enfance, caractérisé par cinq endotypes distincts marqués par des profils particuliers de sensibilisation à IgE aux panallergènes.
- Des études prospectives sur des cohortes de patients souffrant d’un syndrome pollen-aliment sont à présent requises afin de vérifier si ce nouveau classement présente un intérêt à des fins diagnostiques et thérapeutiques en pratique clinique.
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