L’environnement n’est pas le seul facteur de risque respiratoire chez l’enfant.

samedi 18 mai 2002 par Dr Alain Thillay2568 visites

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L’environnement n’est pas le seul facteur de risque respiratoire chez l’enfant.

L’environnement n’est pas le seul facteur de risque respiratoire chez l’enfant.

samedi 18 mai 2002, par Dr Alain Thillay

Cette étude anglaise cherche à faire le distinguo des facteurs de risque de voir apparaître une maladie asthmatique, l’environnement, d’une part, et, les facteurs non liés à l’environnement, d’autre part.

Fonction respiratoire à l’âge d’un mois comme facteur de risque d’apparition ultérieure de symptômes respiratoires chez l’enfant d’une population à haut risque. Murray CS, Pipis SD, McArdle EC, Lowe LA, Custovic A, Woodcock A. dans Thorax 2002 May ;57(5):388-92

La morbidité pulmonaire précoce est un facteur de risque pour les sifflements thoraciques apparaissant ultérieurement chez les enfants ayant un parent atopique ou non.
- OBJECTIF . Cette étude a été entreprise pour établir si la fonction pulmonaire précoce chez des enfants à haut risque respiratoire (dont les deux parents sont allergiques) était un facteur de risque d’apparition de symptômes respiratoires dans l’enfance et pour examiner l’influence de l’asthme maternel, du tabagisme maternel et de l’exposition aux allergènes durant la grossesse.
- METHODES. Les enfants étaient recrutés à partir de l’étude de cohorte dès la naissance (NAC Manchester Asthma and Allergy Study). Nous avons utilisé la méthode du volume expiratoire forcé partiel sous anesthésie générale pour évaluer le VEMS. Les enfants étaient suivis prospectivement et les parents remplissaient un questionnaire standard respiratoire à l’âge d’un an.
- RESULTATS. Soixante-neuf enfants nés à terme (34 garçons ; 88% de mères non-fumeur ; pas d’animal domestique) ont subi le test de fonction respiratoire. Les résultats du VEMS étaient significativement plus bas chez les enfants qui avaient présenté des épisodes récurrents de sifflements thoraciques durant la première année de vie que ceux qui n’en avaient pas eu. Les résultats du VEMS étaient aussi abaissés parmi les enfants ayant subi des épisodes récurrents de toux. Grâce à l’analyse de régression multivariable, en ajustant par rapport à l’âge de pratique du test, du sexe, de l’asthme maternel, du tabagisme maternel, du taux de Der p1 dans le matelas maternel, de la valeur du VEMS, nous avons mis en évidence une forte association avec les sifflements thoraciques. Le tabagisme maternel est également un facteur de risque indépendant.
- CONCLUSIONS. Une diminution de la fonction respiratoire représente une facteur de risque élevé chez les enfants qui souffrent ultérieurement de toux et de sifflements thoraciques. Ceci est indépendant de l’exposition maternelle aux allergènes des acariens domestiques, de l’asthme maternel et de l’exposition au tabac durant la grossesse.


Ainsi, les épisodes de sifflements respiratoires semblent être le facteur essentiel pour prédire l’évolution vers une maladie respiratoire chronique. L’environnement du nouveau-né joue aussi mais dans une moindre mesure.